LES GALETTES POLITIQUES
— La galette des Rois au Vatican, fortement salée, cette année.
(Ftschietto, Janvier 1906.)
plus grands événements, l'imagerie italienne affiche ses opinions à drapeau déployé; elle approuve, elle applaudit, cachant mal la violence de ses désirs sous la violence de ses couleurs.
Elle n'a pas seulement l'enthousiasme méridional, elle a la virulence, la passion des nations longtemps livrées à tous les maux du cléricalisme. Il ne lui suffit pas que ce dernier soit réduit à l'impuissance, elle voudrait qu'il fût anéanti; elle voudrait qu'on employât contre lui toutes les armes de destruction dont il sut si bien se servir, lui, contre les autres, aux époques de sa toute-puissance.
Le coup de pied ne lui suffit pas,... le coup de pied qui jette au loin l'objet dangereux.
Comme Voltaire, elle est pour écraser l'infâme; et elle ne cache pas à sa sœur latine quel plaisir c'eût été, pour elle, de la voir anéantir, réduire en poussière le cléricalisme, cet ennemi de toute indépendance.