‹ Contre RomeChapitre 71 sur 106 · UN RAFRAICHISSEMENT SALUTAIRE · texte numérisé non relu

UN RAFRAICHISSEMENT SALUTAIRE

— Vive la liberté!... Mais quand il s'agit de gens de cette espèce... vive la répression... à l'eau fraîche!!...

Caricature de Cinirin (// Fischietto, de Turin, février 1906). * Caricature relative aux manifestations cléricales à propos des inventaires dans les églises.

Quoi qu'il advienne, les hommes de progrès, en France, ne devront jamais oublier quel appui leur vint, en la circonstance, de ce grand internationalisme de la Raison et de la Pensée (i) que pressentait

(1) L'étranger, en la circonstance, ne nous aura pas prêté seulement l'appui d'une imagerie animée d'un grand souffle de liberté; il a fait mieux, il a pu, sur certains points, nous donner l'exemple de sa propre expérience. Entre tous, il en esl un qu'il convienl de retenir ici, parce qu'il est concluanl et définitif. C'esl celui qui vise les inventaires d'églises.

Or lesdils inventaires ont eu lieu il y a plus de vingt ans, dans la très catholique Belgique et dans des conditions d'exécution absolument semblables à celles qui viennent de se produire en France.

Gomment les choses se passèrent? Le journal qui a eu l'excellente idée de rechercher cet important document va nous l'apprendre, et l'on verra que les cléricaux belges furent moins intransigeants que les cléricaux français :

« A propos des inventaires de biens qui font tan: de bruit en France, rappelons, dit le Pefil

COISTKl. KOMi:

l'église « nouveau modèle » en hrance Projet cuneu et dessiné par F. Graetz (Der Floh, de Vienne, Février 1906).

* C'est en quelque sorte un système d'Église ambulante, proposé aux cléricaux pour éviter les ennuis, et faire de la propagande a travers la France.

déjà La Boëtie, quand, dans son admirable Discours sur la Servitude volontaire, il indiquait aux opprimés le moyen de se défaire de l'oppresseur, de conquérir leur indépendance ; cet internationalisme que

Bleu, (|u m péralion analogue a en lieu a Bruxelles, en 1883, conformément a un arrêté 'lu

. ollège échevinal,

" I ne commission présidée par M. De Mot, alors échevin, el com] 5e de MM. Jamaer H

Wouters, respectivement architecte ri archiviste de la ville, et Laureys, chef de division, lui chargée de dresser l'inventaire de tout le mobilier des églises.

« La mission confiée a ces a issaires était identique a celle des fonctionnaires qui ont < 1 1 ■ t - — t-

Ics inventaires des biens d'églises en France; el. cependant, la ur >l ée par If Collège

m' rencontra pas la moindre opposition de la part du clergé, el ur suscita aucune protestation.

« Le curé du Sablon, seul, qu'assistait, lors île la \isiic<le la c mission, M. Stinglhamber.

président du conseil de fabrique, formula quelques réserves au point de Mie de la légalité de l'inspection des édifices du culte, ordonnée par le Collège échevinal, mais il déclara néanmoins

LA. FRANCE ET L IMAGERIE EUROPEENNE

saluait Érasme en maint de ses Colloques et qu'il exposait de façon si claire, si précise, dans ses « Lettres » à Mélanchthon, démontrant qu'il fallait, à la fois, libérer les corps et libérer les âmes; rejetant avec une égale autorité toutes les religions révélées, comme également hostiles à la liberté de la pensée humaine.

que la fabrique et le clergé dr la paroisse se niellaient entièrement à la disposition de la commission.

« M. De Mot lui fit remarquer que a la tâche dévolue aux commissaires rentrait dans la mission de surveillance que la loi confie aux autorités communales relativement aux églises; qu'elle n'avait rien d'inquisitorial et constituait plutôt pour les fabriques un moyen d'assurer leur responsabilité». Celles-ci devaient, par conséquent, envisager le rôle de la commission comme celui d'auxiliaires et non d'adversaires.

« Le rapport qui fut adressé par les commissaires au Collège constate que « la commission a reçu de toutes les fabriques et du clergé L'accueil le plus courtois, et qu'elle à rencontré partou la même déférence. »

Voilà qui se passe de tout commentaire et qui montre bien quelles raisons purement électorales animèrent, en la circonstance, les fauteurs de troubles.

JUSTES NOCES Monsieur Combes et Mademoiselle Jésuite.

[Der Floh, de Vienne, 1904.

CONTRE KOML

LA loi FRANÇAIS] SUB ils ASSOCIATIONS El LES COMMUNAUTES CATHOLIQUES

— La République esl encore bonne, elle se nettoie de la noire engeance. Les soutanes el les cornettes accourenl de tous côtés, pour se grouper. <in>- el minces fuient; il- ne peuvent plu- rester. Dieu peul bien s'inquiéter d'un p:i\ > ou éclate un tel baccbanal; le peuple, lui, contemple avec calme ce grand chagrin, il sesen! le cœur plus léger, el sans aucun doute, pense en lui-même : Allez tous

au diable !

[Der Wahrt Jacob, de Stuttgart, 1901.)

LA I RANCE ET L IMAGKKIE EUROPEENS

LE DESINFECTANT UNIVERSEL

Combes. — Tant qu'il y en restera un, nous ne pourrons pas dormir tranquilles.

(L'Asino, de Rome, 26 octobre 190-2.

* Les cafards congréganistes jouent ici le rôle des punaises.

Page 1