CHAPITRE 1H
Historique
Il n'existait pas de travail d'ensemble sur les complications éloignées de la prostatectomie transvésicale. Du moins, nous n’en avons pas trouvé dans la littérature médicale de langue anglaise, allemande ou française de ces dix dernières années. P. À. Ertzbischoff, dans sa communication au dernier congrès de l'Association Française d’'Urologie (x), est le premier qui envisage la question dans toute son ampleur, et il en donne une élude à la fois concise et complète. Les documents imprimés qu'il a pu recueillir sont en très petit nombre ; il s’est servi, soit d'observations personnelles recueillies dans le service du professeur Albarran, soit d'observations empruntées à divers chirurgiens qui voulurent bien lui communiquer leurs cas (2).
Je ne saurais passer sous silence un travail malheureusement encore inédit, mais que grâce à l’inépuisable complaisance de son auteur, j'ai pu utiliser. Le D° G. Kuss, élève du professeur Hartmann nous a, en effet, permis de puiser à la riche source de documents cliniques qui forment la troisième partie d'un important mémoire sur la prostatectomie couronné en 1907, (Prix Civiale). Mais, à part le travail d'Ertzbischoff, ce n’est qu'incidemment que certains orateurs, dans les Con-
(1) P. A Ertzbischoff, Complications éloignées de la prostatectomie transvésicale. Treizième session de l’Ass. Française d'Urologie. Paris, octobre 1909, compte-rendu Doin, éditeur, Paris. 1910, p. 598 à 613.
(2) On trouvera dans le présent travail, celles d’entre les observations qui concernent notre sujet. Quelques-uns de ces chirurgiens ont eu la grande obligeance de me confier personnellement leurs observations ou de me donner par écrit le résultat de leur expérience sur le point que je traite ici. Je les prie d’agréer le témoignage de ma vive gratitude.