HISTORIQUE
grès, ou certains auteurs dans leurs publications, parlent de ces complications éloignées que nous envisageons aujourd'hui. Pourtant, déjà en 1904, le professeur Hartmann, au cours d’une discussion sur la prostatectomie au congrès de l'Association Française d’Urologie, disaitrexplicitement :
« Les résultats éloignés {de la prostatectomie transvésicale) sont, de même, en général, bons. On observe, cependant, exceptionnellement, la réapparition d’accidents dûüs à un rétrécissement cicatriciel. Aussi, est-il nécessaire de surveiller les opérés ». Escat, dans son rapport au même congrès, cite seulement deux cas dûs à Richardson, et notre maître, M. le professeur agrégé Proust, signale surtout la rareté de pareilles complications. Un an plus tard, H. L. Barnard, de Londres (1), cite un cas dans lequel il a trouvé «une certaine tendance aux rétrécissements après l'opération. Il à entendu parler d’autres cas analogues, provenant d’autres chirurgiens ». Jordan Lloyd, de Birmingham, ajoute que « des rétrécissements consécutifs ont été signalés par plusieurs chirurgiens et qu'ils ont nécessité un traitement chirurgical secondaire ». Ainsi, les rétrécissements sont considérés comme des raretés. On en parle entre chirurgiens, comine d’une curiosité, on y fait de temps à autre, une allusion discrète ; mais Freyer peut écrire (2) : «J'avais autrefois l'habitude d'introduire quotidiennement, dès le troisième ou le quatrième jour après l'opération, une sonde en gomme, de gros calibre dans l’urèthre et de laver la vessie par ce moyen.
J'avais adopté cette pratique, car je craignais que sans elle il ne se produisit un rétrécissement de l’urèthre profond, pendant la guérison de la cavité prostati-
(1) LXXIIT annual congress of the British medical association, compterendu in British Medical Journal, 7 octobre 1905.
(2) P.J. Freyer, Clinical lectures on enlargement of the prostate, 3° édition, London. Baillière, Tyndal and Cox 1906, p. 77.