‹ Contribution à l'Analyse Electrocardiographique des Troubles du Rythme AuriculaireChapitre 18 sur 44 · ON) INTERPRÉTATION DE L'ONDE P · texte numérisé non relu

ON) INTERPRÉTATION DE L'ONDE P

Si dans |’ électrocardiogramme recueilli chez le su, jet à nor-

* mal l’ondulation auriculaire est monophasique ets "oppose. ainsi à la complexité du ventriculogramme, il n’y a là qu'une

apparence : l'onde P ne traduit sans doute que très ioompe

tement |” activité électrique de l'oreillette.

Pour H. Fredericq, l’auriculogramme est beaucoup pla.

compliqué : il présente un polyphasisme qui le rapproche beaucoup du tracé QRS du ventricule. L'onde P, seule visible sur le tracé normal, ne sérait’en réalité que la déflexion ini-

Tale d'un complexe auriculaire. Elle se continuerait par une

onde beaucoup plus lente, équivalente de l'onde T, et qui est normalement absorbée par le complexe ventriculaire. Un intervalle de o°’15 à 0/’30 sépare P de la deuxième déflexion

S'SAITIE

(Boden). Cet intervalle correspondrait à l'intervalle RAT Gu 2

complexe ventriculaire. On a même signalé l'existence de. crochets secondaires analogues à Q et à S. RTS + Des tracés. auriculaires répondant à ces vues “ont té recueillis par de nombreux physiologistes grâce à un artifice : en mettant hors de cause les perturbations introduites dans l'’auriculogramme par l’activité des ventricules. On obtient

ce résultat en plaçant les électrodes : soit directement sur ane.

oreillette isolée des ventricules, soit pendant l'arrêt ventriculaire conséculif à la faradisation des pneumogastriques. Si, dans les conditions habituelles d'enregistrement, on n ‘ob serve qu’une onde P simple, la raison pourrait en tenir aux explications suivantes : ou les ondes auriculaires sont trop faibles pour apparaître intégralement sur des tracés étalonnés conventionnellement à un millivolt = 1 Cm. ; ou elles sont en partie noyées dans le début du ventriculogramme ; ou la présence du ventricule, même inactif, a pour effet de courtcircuiter les courants auriculaires et d'en escamoter une ee tie (. Fredericq).. , L'enregistrement de -l’électrocardiogramme @sophagien a permis à Deglaude et Laubry de confirmer la théorie de

Prédérieq) Axe cours d’une dissociation auriculo-ventriculaire, ces auteurs ont pu recueillir des tracés montrant des. - complexes auriculaires où les ondes rapides sont suivies

d’une onde T auriculaire tout-à-fait semblable à une "onde T

ventriculaire, “

TA

En Hénira tion périphérique, Pardee avait déjà | pu mettré

en évidence l’auriculogramme complet avec ses ondes rapides et lente chez un sujet présentant également une dissociation auriculo-ventriculaire,

Coinil, Jouve et Fournier ont observé chez le cie: au

cours du choc histaminique, l'apparition d’ auriculogrammes

nettement polyphasiques coïncidant avec une dissociation

* auriculo-ventriculaire, et formé d’une déflexion initiale rapide

el positive, suivie d’une onde négative lente.

Ces faits conduisent H. Frédéricq à une interprétation générale des oscillations de l’électrocardiogramme : le poly-

phasisme des confplexes serait dû, non pas comme le veulent les théories topographiques, au trajet de l’onde d’excitation à travers le myocarde, mais au fait qu’en tout point du myocarde se succèdent deux variations électriques distinctes, la première rapide, la seconde plus lente. En faveur de sa thèse, Frédéricq fait état des enregistrements de Eiger qui obtient dans chaque étage du cœur de grenouille (sinus, oreilleue, ventricule, bulbe aortique) un tracé polyphasique, et de ses propres expériences sur des lambeaux découpés dans la paroi du ventricule et de l’oreillette qui donnent également des électrocardiogrammes polyphasiques.

Hya lieu, d’ailleurs, d'observer que l’auriculosgramme est l” expression électrique ‘des effets auriculaires droit et gauche. La preuve en est fournie par certains tracés pathologi-

ques sur lesquels nous insisterons plus loin et qui révèlent

deux séries d'ondes P, indépendantes l’une de l’autre qu'on

ne peut guère expliquer que par une dissociation inter-auri-.

culaire. Mais, pour Frédéricq, contrairement à ce qui se voit dans le cas du complexe ventriculaire, les effets droit et gau-

‘ che de l’accident P donnent une déflexion électrique de même

sens et de même amplitude, La direction de l'axe électrique est la même dans les deux oreillettes.

Ces effets auriculaires sont- ils simultanés ? Les physiologistes admettent à l'heure actuelle la pré-

- cession de l’éffet droit. Défendue par Chauveau et par He-

ring, cette conception à été démontrée sur mécanogramine enregistré par la méthode de suspension (Schmiedt-Nielson, Stassen, Bachmann), et sur tracé électrique par la recherche du moment d'apparition de l’électronégativité en différents

points du myocarde auriculaire. (Garten, Erfmann). En dépit

de certaines réserves, on admet assez généralement que l'oreillette droite se contracte de o’’013 à 0’’03 avant la gau-

che. Est-il possible de mettre en évidence sur les tracés étac

triques recueillis chez É Lotine, cet asynchronisme auriculaire | et ses anomalies ? Certains auteurs, et notamment Zarday et. Laufer, ont essayé de le faire par l'étude comparative du

temps de conduction auriculo-ventriculaire en dérivations Æ ;

rasternales droile et gauche, la première répondant à l'oréil

lette droite, la seconde à l'oreillette gauche. A Jétat physio- » logique, l’espace PQ serait plus court de o’’02 à o°°03 en po-

sition gauche en raison du relard de la contraction de l’oreil-

lette gauche. Ces résultats n'ont pas été retrouvés par Jouve’

et Pierron | qui, utilisant l'enregistrement: simultané, à l’aide

. de plusieurs oscillographes indépendants, de diverses. dérivaz tions, ont constalé chez les sujets normaux le rase 6

des. ondes P, recueillies à droite et à gauche du sternum.

Une solution radicalement différente “est apportée par De Somer au problème de l'interprétation des ondes électrocar-

diographiques. Cet auteur estime que le tracé électrique esl

la résultante de deux ordres dé potentiels : les uns répondent

à la systole el ont pour expression les accidents aigus PR. et T ; les autres, constants, respiratoires où non, COTTeSpondent à des ondulations de la ligne de base dite: isoélectrique. La forme et l’ amplitude des. ondes P,R,T, seraient subordon-

nées aux. relations qui S établissent entre ces deux séries a

potentiels. Se A RE re COIN

IL - - L'espace PR. chez Le: sujet normal | on DESCRIPTION. Lit Se Le At es

Mesuré du début de P au PLATE de la phase initiale du #

ventriculogramme, il a une durée de o’’12 à oo chez

l'adulte. Il est plus court chez l'enfant pour lequel une durée + dé 0’’18 doit toujours être considérée comme pathologique. LA

varie de façon normale dans des limites assez vastes. Chez la même personne, l’espace P R n'est pas sembiable dans les trois dérivations. La chose ne saurait surpre:-

dre : on sait en effet que dans des dérivations différentes, les

oscillations électrocardiographiques ne sont pas synchrones. Dans la règle c’est en DIT que la durée de P R est la pius

grande. On considère que la valeur la plus grande est la plus

précise. C’est elle qui mesure l'intervalle de temps séparant le début de la systole auriculaire du début de la syAolee ven- triculaire. +4 Chez le même sujet, l’espace P R varie épet avec da. fréquence cardiaque : plus le cœur est rapide, plus cet intervalle est court. Ainsi, en cas de tachycardie, un “espace PR 1 &

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