CONSIDERATIONS GENERALES ET CONCLUSIONS
pe de analyse de l'onde P et de l'espace P R, US 4 anormaux, quelles nolions pouvons-nous retenir qui nous
aident à ne les tracé és d’ arythmie auriculaire ph
«ai existe une Donne classique, qui trouve une. base
expérimentale solide dans les expériences de Lewis. Cette doctrine peul être résumée de la façon suivante :
Dans des conditions physiologiques, on peut tonstaier
Ne modifications de l'onde P et de l’espace P R. L'onde P
RE des variations d’ amplitude assez sensibles, elle peut
s’aplatir et même, en DIIT, s’inverser. La durée de l’espare P R se modifie légèrement, mais sans sortir des limites nor- ‘ males qui lui ont été assignées. Ces modifications sont attri- buées aux changements de direction de l'axe électrique et à l’action des nerfs du cœur, modifiant la conduction du sti-
- mulus à travers l'oreillette. Tout autre aspect de FA et e PR
cerlitude qui s'attache à l’origine de l’onde P.
est pathologique.
L’inversion de l’onde p dans les délais I et Il indique une conduction rétrograde du stimulus à travers l’oreillette, et par suite un point de départ hors de la région sinu- Sale” ils agit d’un rythme auriculaire inférieur. A cette inversion de l'onde P s'associe dans la règle un raccourcissement de l’espace P R, d'autant plus important que le «timulus nait plus près du nœud d’Aschoff- Tawara. :
Lorsque l'onde P est très proche de la flèche R, l'onde de contraction à son origine dans le nœud d” Aschoff Tavrara ou son voisinage immédiat. I s’agit d’un rythme nodal, septal. (Clerc et Pezzi). Selon que P se confond avec R, 'f devance ou le suit, ce rythme est dit nodal, FUDEAS -nodal ou infra-nodal.
La conception de Lewis à élé Éabbtée par la majorité 1 cardiologues. Cependant, dès 1926, Vaquez et Donzelot la ‘considéraient déjà comme « imprudente » en raison de l in-
Ces réserves ont élé D due par un certain nombre de faits.
Les-tracés ITR par De Somer chez l'animal après ‘injection de peptone montrent une transformation progressive de l’onde P qui, d’abord positive devient diphasique, puis négative : après quoi le cvcle recommence. Cette transformation ya de pair avec une modification du rythme auriculaire, l’inversion de l’onde P coïncidant avec un ralentissement du rythme, la positivité avec une accélération, Tout.
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se passe, en somme, comme si des ondes neuro-végétatives successives, vagales et sympathicotoniques, modifiaient si-
multanément le sens de l’onde P et le rythme auriculaire. Il
est difficile d'admettre, en pareil cas, que le point de départ
du stimulus se déplace continuellement le long d'une ligne
idéale allant du nœud de Keith et Flack au nœud d’Aschoff- Tawara. Et, si l’on peut formuler des réserves sur le mécanisme envisagé lpar De Somer (modifications de l’onde P subordonnées au potentiel de base) on doit cependant admettre avec cel auteur que le sens de l'onde P peut tenir à autre chose qu’au lieu d’origine du sine AR
D'ailleurs, dans ses expériences de pincement des arières auriculaires, Lambert a obtenu une inversion des ondes P2 et P3 sans que les intervalles PP et la séquence PR soient ; modifiés. En dépit de l’inversion de l’onde P,. le tracé :onserve donc l'apparence du rythme sinusal. La possibilité d'une inversion de l'onde P observée. en rythme sinusal n'avait pas échappé aux cliniciens. Nous avons vu que Pardee signalait cette éventualité, tout en considérant que. l'insuffisance de nos connaissances ne nous permet pas, pour ‘instant, de l’interpréter. ; a