‹ Contribution à l'Analyse Electrocardiographique des Troubles du Rythme AuriculaireChapitre 33 sur 44 · LATE · texte numérisé non relu

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deux HALÉROI ERA TERS :

(1) Dans le deuxième cas de Bay et Adams, l’onde P’ est, en PI, plus ample et plus aiguë que P, mais elle est négative en D3.

(2) Lorsqu'un auriculôgrdinme est négatif, il s ’agit toujours

de P°’, jamais de P.

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De LAURE

à Henrijeon a soutenu que la variation électrique exprimée sur un tracé peut se manifestér sans être suivie par une contraction myocardique ; en d'autres termes, la présence ‘d’une onde P n ‘’impliquerait pas forcément l'existence d’une

ë systole auriculaire. Dans cette hypothèse Pet P” peuvent se, produire à très courte distance l’un de l'autre et même coïn-

cider, sans pour cela qu'on doive conclure à des phénomèenes se passant dans des régions myocardiques différentes, car entre deux variations électriques il n'ést pas nécessaire de eo une période dé réposR ip"

b) La plupart des auteurs. admettent néanmoins que

RE mens Lo est lié à Ja systole auriculaire. En raison des lois qui régissent la contraction cardiaque, et notamment

celle du repos “compensateur de Marey, cela implique que es

ondes P et P’ répondent à des phénomènes $e passant en les régions différentes du myocarde: L'hypothèse la plus plausi-

“ble. est celle d'une dissociation interauriculaire, chaque oreillette. se contractant pour son propre comple. ù La réalité même d’une telle dissociation est appuyée par

des arguments expérimentaux convainc ants. 3

Dès 1901, Léon Frédéricq à réalisé cette dissociation. par pincement de l'oreillette, droite, puis de la cloison interauri-

culaire, Le même résultat à été obtenu par Bruno Kisch, puis.

par Condorelli, après ligature du rameau descendant ‘de la coronaire. gauche. VU up : L Scherf et Siedeck ont également réalisé chez le chien l'in-

. dépendance des contractions auriculaires droite et gauche, et

ils ont obtenu des-tracés démonsiratifs où s’inscriven!| AU

{anément |” élecirocardiogramme et les courbes de suspensiun

de l'oreillette droite, de l'oreillette gauche, et du ventricule droit. Sur un de leur tracés, reproduit par Géraudel, i(fet 2)"

Fic. 2. — Expérience de Scherf et Stedeëk ; (d’après un-:calque

de la fig. 4 du travail original reproduit par Géraudel). Les veniriculogrammes n'ont aucune relation soit avec P, soit avec P°' Il s'agit donc Huts d’ une dissociation inter-auriculaire du type. Pi

toi

RU en |

l'indépendance des contractions rl Aire est prouvée par es courbes de de du aux hémisystoles auriculaires droite et gauche, correspondent respectivement sur l’électrocardio-: crammre, deux séries, d'ondes P. A l'hémisystole auriculaire droite corres pondrail toujours un P positif : à: l'hémisystoie auriculaire gauche correspondrait une onde P positive ou né- .gative suivant les tracés et les dérivations. IN y à là un: par af” Iélisme intéressant avec les fails hide on pins: haut. | Il est donc infiniment probable. que Les Le séries P et LP (Orne ponte à des contractions. indépendantes des deux. oreillettes; l'onde P traduit la contraction ,de l'oreillette

droite, elle entraîne les ventrieules : l'onde P° correspond à ee

la contraction de l'oreillette gauche.

3) TYPÉ pipe SE

À Au cours de l’ asphyxie qui est la conséquente des pauses ventriculaires prolongées de la maladie de Stcckes-Adams, on

peut également noter la coexistence de deux séries d' ondes P

indépendantes l’une de l’autre. Il en est ainsi dans une observation publiée par ‘Hermann, Froment et Gonin. Voici la des. cription donnée par ces auteurs

« Dans une première période, les contractions ele re siuusales se succèdent régulièrement mais s’accélèrent légèrement (passant de 90 à 100 par minute ou dè 100 à 110) : c’est un. fait qui à déjà été signalé dans des observations antérieures, Le rythme sinusal maximum s'observe au bout de la quatrième à la huitième seconde selon les pauses. Puis, après être demeuré quelque : temps

étale, le rythme des contractions sinusales se ralentit progressi-

vement : læ diminution de fréquence commence à être très manifeste entre la vingtième et la vingt-huitième seconde. Le ralentisse-

ment S'’accentue jusqu'au moment de la réprise ventriculaire, iors . des pauses ne dépassant guère la minute : le rythme auriculaire

est alors compris entre 50 et 60 contractions par minute, “Si 14 pause est plus longue, durant 1 minute 30 ou 2 minutes, le rythine Sinusal tombe entre 40 et 50 au bout de soixante-cinq à. soixante-

dix secondes — moment où les contractions auriculaires changent” de type.

Mais auparavant, $ ‘observait See notre malade une Se de

polymorphisme des contractions auriculaires. Une étude atentares de ces phénomènes montrait que cet aspect était essentiellement cù

à la superposition aux ondes sinusales primitives, de contractions | æuriculaires positives d’un autre type, (plus grêles ou moins hau-tes, et parfois bifides), mais ayant un rythme incontestablenient |

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régulier. Ce phénomène nous est apparu, constant chez notre malade dans le, quatorze. crises que nous avons enregistrées oten

plus, le moment d' apparition des contractions additionnelles que nous appelons P?; (et. ee l’on voit très nettement sur les tracés) est toujours le même les premières contractions P2 nettement lisibles sur les tracés s ‘inserivant entre la dix-neuvième et la vingttroisième seconde : de la pause, sensiblement au moment où le rythme sinusal commence à sé ralentir, mais parfois précédi nt sans conteste ce ralentissement. Le rythme de:ces ondes P2 :st

- généralement aux euvirons de 40 par minute, mais oscille d’une

crise à ‘ autre entre 36,et 50 ; après s'être maintenu vingt à trente

secondes à cette fréquence, il se ralentit, comme le rythme sinusal,

au point que l’espacement de ses dernières contractions représen-

terait une fréquenc de 26- 28 par minute, Comme pour le rythme sinusal, ces 6ndes P2 se terminent soit à la reprise des contractions auriculaires — et la dérnière contraction du type P2 vient parfuis s'inscrire entre les deux premiers complexes ventriculaires — soi, quand la pause se: prolônge, au moment du remplacement au rythme auriculaire à P positifs par un rythme à P négatifs.

En effet, dans les pauses les plus longues :— one nous

À avons dit, d'une minute trente à deux minutes quinze — on ct, entre la soixantaine et la soixante- -quinzième seconde, le Se auriculaire à P positifs faire place à un rythme à P négatifs, (D). dont la fréquence-est comprise entre 40 et 50 par minute et est eu général très légèrement supérieure à celle des dernières contractions de. type sinusal (le fait est très net sur la figure, où la &s-

tance séparant les contractions est inscrite sur le tracé). Ce-rythrre

auriculaire négatif s'accélère légèrement sur la plupart des tracés et commence juste à se stabiliser ou à se ralentir très discreè-

- tement lorsque réprennent les contraactions ventriculaires.

Tels sont les-faits constants des pauses ventriculaires de notre me alade. Cépendant, sur ce canevas principal sont brodés quelques

motifs accessoires variant d’une crise à l’autre. Il arrive par exemple (figure 3) que la phase de contractions auriculaires poly-

morphes se caractérise non seulement par le rythme additionnel

. positif P2 mais aussi par quelques contractions négatives P : il P à À

arrive aussi que quelques contractions de type sinusal réapparaissent au milieu du rythme auriculaire négatif et précèdent la :eprise des contractions ventriculaires. Mais nous ne voulons reie-

nir que les faits constants et qui, vraisemblablement, sont com muns à toütes es pauses Suriculaires prolôngées. pee Dru-

vent-ils s'expliquer ?

L'accélération sinusale du début des pauses No ve être due

äu retentissement de l'anémie sur le centre sinusal, mais étant donné la précocité du phénomène, il s’agif: beaucoup plus vraisem-

À Va cree + =

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DEL PR TR MES tee Ss

ne. ; ir ‘ re Obs. de HeTmann, Froment.et Gonin. — Coexistence

Tee : = EE à de deux séries d'ondes P indépendantes l'une de l’autre ; (type ;

FES : < ue PP} Soir d’un tracé continu. Entre les auriculogrammes P° : 5

+ = : et P, de la même série additionnelle, il ne faut voir qu'une diffé-

RER | rence: de Morphologie, celle-ci étant plus nette dans les seconds qi

2 RS = = : - dans les premiers. nr 5 ce Ë : ser

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