‹ Contribution à l'Analyse Electrocardiographique des Troubles du Rythme AuriculaireChapitre 34 sur 44 · PAR ER EN · texte numérisé non relu

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blablément d'un phénomène essentiellement réflexe dû à la levée du frein vagal, conditionnée elle-même par la chute de la prés-

sion au niveau des régions sino-carotidiennes et aortique, du fait

de l'arrêt ventriculaire. Le ralentissement sinusal ultérieur paraît 4û sans conteste à l’épuisement progressif du centre sinusal fonctionnant en anoxhémie. Lorsque le rythme sinusal est tombé au- . dessous de 50, sa fréquence devient moindre que celle du rythme nodal normal : aussi voybns-nous se Substituer aux P positifs ces EPA négatifs qui ont, ans aucun doute, la signification d’un rythme nodal. (Le ‘comportement de ces P au moment de la reprise ventri-

; culaire le prouve : ils s'inscrivent en effet de suite après le com-

, plexe ventriculaire, selon le type classique des contractions nodales). Seule l'explication du rythme additionnel à P positifs (P2)

est malaisée. Il ne peut ‘évidemment s’agir que, d’un rythme auri-

culaire. et, d'après tout ce que nous savons, ‘auriculaire droit ;

dans l'état actuel. de. nos connaissances, on peut seulement hésiter

He SeRiRRe on “origine ‘au niveau de la partie supérieure du nœud de Tawara où son origine para-sinusale. La positivité des ondes va-

ri Me éliminer la première hypothèse ; la seconde qui trouve cepen-

dant une- rosse "objection du fait de la quasi- -superposition éven- tuelle de certains P avec certains P2 — alors que l'existence d’urre . période réfractaire paraîtrait devoir l'empêcher — cette seconde __ hypothèse nous. paraît, tout compte fait, la moins invraisemblable. HAT s'agirait, en somme, d'une sorte de morcellement de l’autotna: tisme sinusal sous l'influence de l’anémie . la possibilité d'un pareil fait dans d’autres conditions étiologiques a été alléguée par | Géraudél et semblait expérimentalement prouvée déjà par des rex cherches de Rjlant. ‘Si l'explication de ces faits demeure très. in-

Lo certaine, par contre, de fait de l’intrication de deux rythmes auri-

- culaires positifs à une période donnée de la pause ventriculaire est un phénomène constant chez notre malade et n’a aucune rai- | son ‘4e lui être particulier ». Eu

Hermann, Froment et Gonin envisagent lin AT d'un ‘morcellement de l’ automatisme sinusal -sous l'influence de l’anémie, maïs ils ne précisent pas les régions auriculairss responsables des ondes P et P2. Or, la coexistence de ces deux rythmes de fréquence différente entraîne assez souvent la pro- - duction presque simultanée des deux phénomènes, de teilie

sorte que les ondes P et P2 se chevauchent plus ou moïns. La théorie de l’inexcitabilité périodique du cœur invite à penser que si ces deux phénomènes coexistent, c'est qu'ils se pr>duisent dans des régions différentes des oreillettes, et tout porte à croire que, comme dans les types précédemment étu-

diés, la combinaison P/P2 traduit l'indépendance des con-

Lui BCE | N

tractions auriculaires droite et gauche. Dans cette, hypothèse, l'asphyxie de la région cavo-auriculaire aurait pour effet d'en-

traîner un morcellement .du pace-maker auriculaire en deux

parties, entraînant, l’une l’oreillette droite, l’autre 1 oreille tte: gauche. ; j De l'observation d'Hermann, Hbinent et Gonin, nous

rapprocherons les constatations électrocardiographiques fai- : |

tes par Marcel et Exchaquet sur le fœtus humain.

Ces auteurs rapportent 1 observation détaillée d'un fæ-

tus de 5 cm. pesant 6 grammes, 3 et âgé d’environ 2 mois Us, dont ils ont fait une “étude électrocardiographique tout en examinant le cour à travers un volet thoracique ouvert aux ciseaux. Les électrodes sont constituées par de fines aiguilles piquées très près du cœur, dans chaque hémithorax. $

« L'utérotomie at leutatlOnn: 736 l’étalonnage dé la corde a

10 h. 45 sa déviation est de 4 cm. 1/2 Por le milliwolt ; le nte= |

mier électrocardiogramme estenresistré à 10h: 46; 0 4

Le cœur bat. à un rythme régulier de 3 pulsations par minute, L'onde P est pointue et a l'aspect d'un Ÿ renversé, l'extrémité des. deux branches du V est située un peu en dessous de la ligne isOélectrique. L'espace PR mesure 0*16 ; la phase rap de du complex RER qui mesure 0°’04 comporte des flèches’ R et S Na peu

près d'égale grandeur ; l'espace S-T = 0740. x

L'’onde T positive dans son ensemble, deerend. vers sa PES naison, légèrement au-dessous de la ligne isoélectrique ; sa durée: éstider0 22. OT: 0766;

À 10 h. 50 le cœur s'arrête seeniens on pas en bn. |

tier : nous voyons distinctement battre, à un rythme assez rapile,. l'oreillette gauche seule, et rarement apparaître une contraction ventriculaire. L'électrocardiographe fonctionne et enregistre 1e tracé N° 2. Ce tracé montre tout d’abord de petits soulèvements Pg: qui sont l'expression graphique ‘des contractions auriculaires £auches autonomes. L’ oreillette gauche bat à une fréquence de 71 ne saiions par minute. Un complexe ventriculaire s'inscrit tout à coup, qui ne trouble nullement la success'on des ondes PS dont id est totalement indépendant. En effet, il est précédé, à 0°’16, d'une déflexion que nous retrouverons constamment sur le tracé N° et à laquelle la suite de notre exposé permettra d'attribuer le sigle Pd

À 10 h. 52, les contractions ventriculaires reprennent, et cela à un rythme régulier de 31 pulsations par minute, L'oreéillette g lue che cesse de battre sous nos yeux : l'élecirocardiogramme montre La d'sparition des soulèvements ur H se compose

Le

| a DRM RE Se

pe | | | 1°) de minimes dénivellements Pd, qui répondent à la contrac-

tion de l'oreillette droite et Lapoie chaque complexe ventri:t laire de 016.

e°).-de complexes RTC olaites semblables aux complexes isOés du tracé N° 2 et qui diffèrent par l'aspect de l'onde rapide, de ceux du tracé N° E : Q très marqué, IR plus élevé. Brusquement, - arrêt total du cœur. |

Remarquons que la silhouette de P du tracé N° 1 semble bien correspondre à l'addition de Pg + Pd. REA

Cette observation nous apporte la preuve, sur un fœtus humain de 2 mois 1/2, qui présente un électrocardiogramme semb'able à celui de l’adulte, que l'oreillette gauche est capable de se contracter seule et rythmiquement ; le complexe Pda — mes surgit inopinément au cours du tracé N° 2 et ne trouble. pas le. rythme de Pg, souligne l'indépendance de læ contraction aurir-ulaire gauche à l'égard du reste du cœur. Cette indépendance est évidente plus. tard encore, quand ‘l'oreillette gauche, s'arrête de battre, tandis que 3 reste du cœur reprend des contractions Tesulières. Fs. s .

Deux PE importantes sont en outre relevées :

a) la. fréquence égale des contractions cardiaques sur les #racés, 1 et 3, le rythme beaucoup plus rapide de l'oreillette gaucae seule ; ce qui laisse supposer qu ‘elle était anparavant non seulement liée au reste du cœur, mais freinée.

b) le changement de l'onde rapide dans le on N° 3 compiré au tracé N° 1. On peut se demander s: la forme de l’onde rapide . ne dépend pas, dans une certaine mesure, de la présence ou de l'absence de l'onde aüriculaire gauche. En effet, on constate vitte modification du complexe ventriculaire dès linstant où l'onde Ce, ou bien prend son. indépendance, ou disparaît.

je ‘aux tracés expérimentaux de Scherf et Siedeck sur le chien, aux tracés cliniques de Géraudel, vient s'ajouter: notre observation quasi-expérimentale ei, croyons-nous, unique sur ‘e fœtus humaïn. Le hasard nous a donné l'occasion d'observer et d'enregistrer une série de faits et de tracés qui, sans être en contradiction avec I& théorie classique, peuvent être fort bien interprétés par la théor'e de Géraudel » (fig. #).

Soulignons le très haut intérêt des faits rapportés par Marcel et “Exchaquet qui ont pu consiater « de visu » l’indéyendance des contractions auriculaires droite et gauche et confirmer ainsi de façon irréfutable l'interprétation sr nous, avons déjà admise pour les tracés des groupes PR/P'R° et

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