‹ Contribution à l'Analyse Electrocardiographique des Troubles du Rythme AuriculaireChapitre 40 sur 44 · DE ) F L · texte numérisé non relu

DE ) F L

dr Le RYTHME AURICULAIRE EST FORTEMENT RALENII. ,

- Nous avons trouvé un exemple de cette variété rythoui- ; que au cours d’un syndrome d’hyperréflectivité sino-caroti- . dienne chez un homme dé soixante ans dont |’ observation a. LS été publiée dans la thèse de M: Jouve. Fe ;

Fos CHA, cours d° une compression siño- carotidienne bilatér âle légère, Sr OT observe un ralentissement progressif du rythme jusqu'à une 1 pause de 3 secondes. Pendant ce ‘ralentissement, les deux ‘pret 1" miers complexes auriculo- ventriculaires présentent une inversion à ; 2 de l'onde P qui, positive avant l'épreuve, devient négative dans rie premier complexe, négative et plus profonde dans le second. L espace PR reste constant, mesurant 0°’20.

. Uné compression sino- carotidienne bilatérale plus forte entraîne une pause cardiaque ; à sa suite on observe d'e légères va- riations de la fréquence. auriculaire au cours. desquelles se produisent des inversions isolées de P sans modification de la ue PR

Les tracés ont été enregistrés en DII-. : té

pe raison de ja constance de l'è espace PR ; en raison aussi de l’inversion accidentelle de P constatée en EN de tracé, nous "ne voyons pas d’autres hypothèses ? à retenir ici que celle d'un déplacement, au sein dés formations cavo-auriculaires, du point d° ‘origine du stimulus, ou celle d’une modification dans: Fe “circonstances de propas ation pe. ce SENS: à travers la ro auriculaire. | RES !

Tax [

| En résumé, dd ces trois cas, Le caractère progressif des . modifications du rythme: auriculaire, et la constance de la - séquence PR constituent des arguments de grand poids en faveur du siège constamment intra cvo-auriculaire du point de départ. du stimulus.

D'autre part, comme le jeune. malade de Calo, l'enfant es Max. présente une cardiopathie probablement congénitale, et- l'on sait l’instabilité neuro-végétative de tels sujets. “ ÉNtre second malade offre un exemple caractéristique de dérè- : glement vago- sympathique. L'importance du facteur neurotonique sur la morphologie de l’onde P est bien connue :; ce facteur doit être Je nnnseple des modifications de l’auriculo-

* ve } :

RE n

gramme que nous avons observées et. étudiées dans ce para graphe. te de Il s’agit très vraisemblablemeut: d'une anomalie de Aa conduction intra-auriculaire de l'onde d’excitation, que ce trouble soit dû à une modification de la fibre myocardique (é elle-même, ou qu’il ait pour origine un trajet différent du “t stimulus, par déplacement du point de départ de c ce stimul fe au sein des formations cavo-auriculaires.

2°) TRANSFORMATION PROGRESSIVE “DU SENS | DE | L'ONDE\P AVEC RACCOURCISSEMENT DE LA. SEQUENC Le Fe PR 5 ES NE

Les anomalies de cet ordre Don se pr 7 date trois circonstances : au cours d’un ralentissement du rythme auriculaire, d’une accélération de ce rythme, ou de |’ alternance ; . manifeste de deux séries rfthmiques. différentes. de

a) RALENTISSEMENT DU RYTHME AURICULAIRE. NET = Un exemple de transformation progressive de Pavec. Tde- : courcissement de PR au cours d’une instabilité légère du 0 rythme auriculaire avec tendance bradycardique, NOUS est fourni par une nn vation que Veil. et Codina- Altès présentent sous le titre : C Bradyarythmie à ne . Na ARE Rythme nodal ee DÉRER | En ART CD / & Il nous est impossible, écrivent ces FE cb C da ce’ qui fa it ï Nu la caractéristique de ce cas, de trouvér sur les tracés, un FRE : 4 constant entre les pauses, l& longueur des intervalles PR, etai aspects des ondes auriculaires. Aussi faut-il être très contest p pour expliquer (en faisant abstraction du bigéminisme) les irrézularités du Complexe auriculaire, les irrégularités non parallèles GES complexes ventriculaires, l'aspect variable des complexes auri-u- Le laires, avec un P, tantôt d'aspect normai, sinusal (Situé alors - ce -une d'stance toujours approximativement- la même du comples °xe A ventriculaire), tantôt petit (positif ou négatif), montrant alors des Ni 2 108 rapports extrêmement variables avec le ventricule, assez souvent Fass rapproché de lui, parfois. très éloigné au. contr aire, tantôt enfinnégatif et très marqué. "A noter de grandes différences dans |’ ame x plitude des P positifs ou négatifs, avec une indépendance manie. c feste de la longueur des intervalles PR et des différents pe 1 de P. ! sà s e £ Les données fournies par: ces Lu rates sont donc assez Gone tradictoires. 11 ne s’agit pas ici en tous cas d’ une simple brady- se arythmie sinusale avec échappements auriculaires et ventr: cu- a laires ; il intervient un autre élément qui consiste. apparemment k ke CA dans le déplacement du point d'origine de l’'influx depuis le, sinus jusqu'au centre nodal, avec GE concomittentes mais Don

ee des complexes ventriculaires, probablement par dépla- cement intra-nodal Simultané du point d'origine de l'influx qui. Jeux donne naissance, Or, de” tels déplacements ne peuvent 6 exc \ pliqüer par de simples inhibitions successives des centres normaux ‘d'éléboration de l'influx ; il existe une autre cause qui agit en Î même temps sur les centres supérieurs et inférieurs et que nous ne pouvons interpréter pour Finstant. De toutes façons ce cas par- LS" ticulicr mérite bien la dénomination de « brady ne à ondes ASS auriculaires variabies », puisque tous les aspécts de P s'y rencon- “trent: Si l’on veut pousser l'analyse plus loin, on voit même qu’il se NME de trois sortes de rythmes. 6 = a) Un rythme sinusal avec: complexes auriculaires nOornat constance relative de l'intervalle , PR! régularité du rythine,

b) Un rythme auriculo-nodal avec centre d'origine non pius sinusal, mais auriculaire de l'onde P positive où négative, toujours, petite, . et sans doute nodal des ondes auriculaires.

0) Un rythme nodo- nodal à ondes P négatives, avec déplaice- - ment non parallèle des points d’origine des ondes auriculaires et ventric ulaires au sen du centre nodal. C'est cette. dernière sorte de rythme qui Correspend au rythme nodal Vrai ». É£ S Etudiant ces tracés dans l esprit de Ja conception. topogra- +: phique établie par Lewis, les auteurs envisagent, pour justi- | fier. les transformalions progressives de l'onde P, qui, de yrositive ample et pointue, devient négative, un déplacement du point d' origine de l’influx du nœud sinusal jusqu'au centre ” nodal: As’en tenir cependant” à la doctrine. classique, cette Su se heurte à de grandes difficultés.

LS Al va bien un raccourcissement t de la séquence PR, mur n'est pas paralièle à la modification mor phologique de l'onde P : sur le tracé présenté par les auteurs (page A90, . fig. 90), l'espace] PR a sa durée la plus réduite pour une onde Fe .P seulement diminuée de hauleur, il s’ allonge légèrement lorsque .P devient négatif. 4

b) On n’observe pas davantage la modification systéina- -tisée du rythme auriculaire qu ripliquerait le passage du Le point de départ de l'influx, du nœud de Keith ‘ét Flack au . nœud d° Aschoff-Taw ara, chacun de ces centres avant sa fréquence propre.

-€), Epfin, à la faveur de quel dispositif anatomique s'ef- He fectuerait ce déplacement du point de départ du stimulus ? Les voies de connexions directes du nœud de Keith et Flack au nœud d’Aschôff:Tawara demeurent hypothétiques ; et l’on admettra difficilement que En à maker auriculaire puisse

‘expiration, à l'installation d’ un. rythme mnodal à P “négatif anté

| passer ou nœud & Keith et: Foch au nb indifférence

4 / parcourir celui-ci, passer du myocarde indifférencié au nœu de Tawwara, ee en dE au cours de :ce Re n

| ane un iravail dont nous n ‘avons pu nous | procurer le. texte original, Franck Wilson paraît avoir décrit des. tracés analogues, en rapportant quelques cas de « modifications de l'origine des battements cardiaques sous l'influence des 1nspirations ». Voici l'analyse qu'en donnent Bérard et Gallavardin, à propos we une AREA que nous avons reproduite.

pis haut ROC È , Dans un des cas.de cet auteur, ‘on. assistait, los | ‘de haque |

Se FA } 4 VS

rieur (PR = 0°’09), succédant au rythm sinusal. àaP positif (PR 0°’15). 11 est à remarquer cependant, que. Je taux des rythmes : sin. sal et nodal restait élevé, autour de 70. (autant qu'il nous a été pussible de nous en assurer sur des tracés. mal reproduits). L'autc matisme nodal était’ donc : dans’ ce cas anormalement rapide, € qui. explique la possibilité de l'échappement | nodal à chaque expiration. Mais on observait ‘également chez ie) même malade, un ritable déplacement auriculaire progressif du pace maker à chaque mouvement respiratoire, qui, se traduisait due par

tue déformation, en PR . “il allant | Vus

cn même leur ‘réalité,

Enfin, une ‘observation inédite, nous. permet de: noter er core une transformation progressive de l’onde P avec lége: raccourcissement de PR, au: cours d'un ralentissement impor D tant du rythme auriculaire. FF GRR OP SS

Le jeune HER.., âgé de 17 ans, est examiné par le Docteur | Jouve pour. extrasystoles ventriculaires sporadiques. Sous ù effet du 1 réflexe oculo- -cardiaque, on constate un. coup de: frein rythr ique très accusé, avec pause pouvant. atteindre deux secondes et. deniie, et nette modification de la morphologie. de P. RC AT

Ici, nous disposons d'un enregistrement errant en DIT et. DIIT. Kant l'épreuve, l'onde P- est positive dans les trois dérivations. Au cours du réflexe oculo- cardiaque, nous. constatons t re

d'abord un aplatissement de PII avec inversion de PIII, puis LIES s’inverse à son tour cependant que PIII augmente de profondeur. Le retour à, la positivité des ondes P s'effectue simultanément en DIT et DIIT, alors que- persiste la bradycardie. UE :; 4100

L'espace PR présente dans l’ensemble un léger nn 4 sent, mais celui-ci demeure, alors que les ondes P sont redeve- Æ nues rot Il n’est GAS pas solidéire de leur inversion (fig. Lo) ' ;

re

+ TS Te « : * FER ie alfa e hodder-sed bodb que. 189 op nb eue ape 2 ne © | |

in ei

jreramod Su908 sud Jueutapeuuornrodord 389 UOHEULOE | am : : RDS ITQURS APCE LAIT UO LE UT LS DU RAR Eee Re

(50° JUOTBX JUAUOIIOF JS9 AHPNOET ER | à >

SAQFLOD 2})90 SUEP

St.

Page 1