‹ Contribution à l'Analyse Expérimentale des Champs Aérodynamiques par les Méthodes InterférentiellesChapitre 26 sur 41 · EME US · texte numérisé non relu

EME US

à l’œil l'écran BG 12 permet d'isoler cette raie 4 481 A, et il est possible d’apercevoir assez nettement la 500 frange au-delà de la frange centrale. Il serait donc possible de photographier 1000 franges, ce qui suffit à tous les besoins possibles. Cette radiation a de plus l’avantage d'être très intense, peu absorbée par la plupart des verres, et son coefficient de réflexion sur l’argent est très élevé.

L'éclateur à électrodes de magnésium, émet également un triplet vert dont chaque raie présente une intensité moyenne (5167 À, 5172 À, 5183 A), une raie jaune vert d'intensité moyenne (5528 A), et une raie rouge intense (6545 A). La raie rouge est isolée, avec une très bonne sélection des courtes longueurs d'onde, par l'écran RG 2 de 2 mm, qui permet de voir la 500€ frange au-delà de la frange centrale. L'emploi de cette raie permet de diminuer le nombre de franges observées. La raie jaune peut également être isolée par l'emploi combiné des écrans OG 1 et BG 18, l'écran BG 18 n’élant pas nécessaire pour éliminer les grandes longueurs d’onde, si l’on emploie des plaques orthochromatiques.

4° La lumière dichromatique.

Il ne suffit pas d’avoir une lumière dichromatique pour avoir des battements nettement formés, et permettant une identification des franges sans ambiguilé; il fault encore que les inlensités lumineuses composantes soient égales pour la plaque photographique employée. Il est naturel de chercher à rétablir cette égalité en augmentant l'intensité de la radiation la plus faible, car c’est un moyen de diminuer les temps de pose; l'expérience montre que le rapport des intensités lumineuses est à peu près indépendant de l’écartement des électrodes de la source, comme le montrent les clichés de la figure 33 pris avec des écartements de 1 et 3 mm, et sur lesquels les battements ont sensiblement le même aspect; il ne semble pas non plus que la capacité du condensateur ail une influence (1). On ne peut donc augmenter l'intensité d’une des radiations (presque toujours la radiation ultra-violette dans nos expériences), qu'en augmentant la transparence du système optique et la sensibilité des plaques photographiques pour la radiation la moins intense, mais le choix des plaques photographiques est restreint, et il est généralement nécessaire d’opérer par diminution de l'intensité de la radiation la plus forte au moyen d'écrans. La diminution continue de l'intensité lumineuse s’oblient par un coin double composé de deux écrans, laillés en forme de prismes d'angle faible, el coulissant en sens inverse; ce dispositif simple permet un réglage facile et rapide de l'épaisseur de l'écran.

Il y a intérêt à employer, comme écrans affaiblissants, des écrans qui contribuent à l'élimination du spectre de l'air. L'écran d'Iéna GG 2, déjà cité pour ce dernier usage, convient parfaitement à l’affaiblissement de la raie 3 834 A; avec une épaisseur de 2 mm, il absorbe environ 15 % de cette radiation

(1) Ces essais n’ont porté que sur deux condensateurs.

Pre,

6500 5500 4500 2000 3750 3500 3250 3900 À 7000 6000 5000 Écran UG 2 de 0,5 mm et Écran d’Iéna GG11 de 2mm GG2 de 4 mm d'épaisseur d'épaisseur

Écran BG 12 de 2 mm d'épaisseur

5500 5000 4500 gooo 3750 3500 350 3000 À

Écran GG3 de 2 mm d'épaisseur

Écran BG1 de 2 mm d'épaisseur

Fig. 33. — Courbes de transparence des écrans d'Iéna utilisés

roue

et 2 % de la radiation 4481 A. L’affaiblissement de la radiation 4481 A s'oblient avec l'écran d'Iéna BG 1 (ou encore l'écran Wratten n° 39 donnant sensiblement les mêmes effets), qui donne une sélection rapide des grandes longueurs d'onde (fig. 33).

La prise simultanée sur une même plaque de deux clichés oblige à affaiblir le faisceau de lumière dichromalique, afin de réaliser l'égalité de lumination des deux clichés. L’écran BG 12 déjà cité (voir fig. 33) permet d’affaiblir, très sensiblement dans le même rapport, les radiations 3834 À et 4481 A, tout en donnant une élimination rapide du spectre de l’air vers les grandes longueurs d'onde.

L’éclateur à électrodes de magnésium permet également d'obtenir d’autres lumières dichromatiques. Si l’on observe à l’œil et sans écran les franges, elles sont colorées et d'aspect très varié, mais on observe un aspect périodique de franges vertes, laissant place dans leur intervalle à des franges nettement violettes. Cela tient à ce que ces deux radiations vertes et violettes sont beaucoup plus intenses que les autres pour l’œil : On note d’ailleurs, que pour des déplacements de plusieurs centaines de franges, celles-ci paraissent monochromatiques et violettes sur fond vert, les autres colorations ayant disparues (la présence du fond vert est due à l’existence de trois radiations vertes). Ces battements, entre le triplet vert (5 167 A, 5 172 A, 5 183 A) et la raie 4 481 A, ont une période de er — 6,5 franges, voisine de celle de 5,9 franges, obtenue avec les raies 3 834 À et 4481 À. Ainsi les battements invisibles, enregistrés sur nos clichés, correspondent sensiblement à ceux des raies vertes el violeltes, que l’œil aperçoit et suit facilement pendant la marche de la soufflerie. C’est là une propriété très commode pour leur identification et pour la prise des clichés. Ces battements entre le triplet vert et la raie violette peuvent être améliorés el photographiés par l'emploi de l'écran BG 7, qui atténue la radiation jaune et élimine la radiation rouge, et de l'écran GG3 (/ig. 33) qui élimine la radiation ultra-violette; l’affaiblissement de la raie 4481 A s'obtient par l'écran GG 8, ou par un écran GG 3 suffisamment épais. L’essai n'a pas été tenté. ;

Le triplet vert et les raies jaunes el rouges peuvent être isolés par les écran d'Iéna GG 11 (fig. 33) ou GG 7 (1), les franges deviennent alors presque monochromatiques, et apparaissent en rouge sur fond vert clair; cet éclairage clair est plus agréable à l’œil que celui obtenu avec les écrans BG 1 ou BG 12, qui donnent un éclairage monochromatique de 4 481 A. Les battements entre le triplet vert et la radiation rouge sont légèrement visibles; leur période de 3,8 franges est très courte, ce qui peut faciliter l'identification des franges au voisinage de parois ou d'ondes de choc; l'emploi de l'écran d'Iéna BG 9 ou BG 14, permet d'améliorer ces battements en diminuant l'intensité des radialions rouges (?). Il semble qu'il soit possible d'obtenir des batlements de

(1) L'essai a été fait avec l'écran GG7 de 2 mm d'épaisseur. L'écran G G 11 de 2 mm d'épaisseur améliore un peu la sélection des courtes longueurs d'onde.

(2) Cet essai n'a pas été tenté,

ro =

période de 14,5 franges, entre la raie jaune el le triplet vert, par élimination des grandes longueurs d'onde au moyen de l'écran d'Iéna BG 18, el l’affaiblissement des radiations vertes avec élimination des courtes longueurs d’onde par l'écran d'Iéna OG 4; la radiation jaune a l'inconvénient d’être peu intense (1). Cette période de 14,5 franges est à peu près double de la période des battements des raies vertes et violettes observées à l’œil sans aucun écran; si donc tes derniers battements (ou ceux des clichés obtenus avec les raies 3834 A et 4481 À) n'ont pu être identifiés qu'à une unité près, on possède là le moyen de lever cette ambiguïté. De tels cas sont possibles dans des zones entourées d'ondes de choc, et ne contenant pas la frange centrale, ou lorsque l’ordre de numérotalion des franges vient à changer de sens:

Des battements de raies rouges et violettes semblent possibles avec ER RG 6. Leur période serait de 2,17 franges (1).

5° La lumière polychromatique.

Mais l'identification des battements se fait, le plus souvent, par le simple repérage de la frange centrale. A l’œil et sans écran, il est très facile de la distinguer, puisqu'elle est blanche et entourée de deux franges parfaitement noires, alors que les autres franges sont plus ou moins colorées en bleu-violet (raie 4 481 A), vert (raies 5 167 À, 5 172 À, 5 183 A), jaune vert (raie 5 528 A), rouge (6545 A). Même avec une forte self en série sur l’éclateur, des électrodes rapprochées de moins de 0,5 mm et fraîchement décapées, la frange centrale se distingue au premier coup d'œil.

Si, dans ces conditions, on fait défiler les franges à partir de la frange centrale, on constate que les colorations s’estompent rapidement et les batlements disparaissent vers la 500 frange violette. Lorsque la vis de réglage qui les fait défiler, a tourné de dix tours complets, sa pointe s’est déplacée de 10 mm, il a défilé environ 3 000 franges violettes, et les franges sont devenues à peine visibles et uniformément violettes sur fond vert. Si l’on veut alors revenir à la frange centrale, on constate qu'avec un peu d'habitude, on peut, par le seul aspect des franges, non pas la retrouver, mais s’en rapprocher à un ou deux tours de vis près, soit 300 à 600 franges. La suppression de la self, l'écartement des électrodes (il est inutile de dépasser 7 à 8 mm d'écartement) avec éliminalion des extrémités de l’élincelle par des écrans placés au niveau de l’image de la source, la formation progressive de magnésie, permettent de diminuer encore ce chiffre. On recherche ensuite la frange centrale par des essais successifs pour différentes positions de la vis de réglage. En serrant les franges, on peut en observer jusqu'à 50 à la fois, ce qui diminue le nombre de ces essais, qui sont relativement longs, puisque l’image I, se déplace, nécessitant à chaque fois le déplacement du diaphragme ae limite cette image. On diminue la durée de ces essais :

1° par l'observation à l’œil pour éviter le pointage en direction d’une lunette de visée;

{1) Cet essai n'a pas été tenté.

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