‹ Contribution à l'Analyse Expérimentale des Champs Aérodynamiques par les Méthodes InterférentiellesChapitre 27 sur 41 · LEON · texte numérisé non relu

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20 en faisant manœuvrer la vis de réglage par un aide;

3° en se servant, comme diaphragme, d’un papier blanc translucide, sur lequel la série des images I,, L, 1;, etc. est visible par transparence; le réglage en hauteur de la position du diaphragme est fait une fois pour toutes, et le réglage en largeur se fait par déplacement latéral du support du diaphragme sur une table; ce réglage, avec un peu d’habileté, peut s'effectuer sans cesser l'observation et, par conséquent, ne demande que quelques secondes.

Il y a là un mode de réglage qui convient à tous les types d’interféromètres.

Nous avons cherché à obtenir des sources donnant un estompage encore plus rapide des franges, et si possible sans avoir à dépasser des écartements d’électrodes de 3 mm. Les deux métaux, qui fournissent les raies les plus nombreuses et les plus extrêmes du spectre visible, semblent être le cadmium et le zinc; leur essai ne donne cependant pas de résultats sensiblement meilleurs, ni l'emploi de deux électrodes de métaux différents; l'emploi d’électrodes de charbons, contenant des sels métalliques, donne des franges, dont l'aspect est continuellement changeant, et qui sont inutilisables. Seul l’emploi d’une étincelle, entre électrodes de magnésium, et sous tube de verre de quelques dixièmes de millimètres de diamètre intérieur, apporte une amélioration notable; mais le tube devient rapidement opaque, se brise facilement, et des changements fréquents sont nécessaires. Le soufflage des étincelles par l’air comprimé estompe également un peu les franges.

Ainsi l’étincelle entre électrodes de magnésium, avec une self induction et un faible écartement des électrodes, présente des avantages, qu’il est difficile de retrouver, même isolément, avec d’autres sources : Facilité de manipulation et d'entretien, élimination satisfaisante des spectres parasites, grande brillance, variété el pureté des éclairages monochromaliques et dichromatiques, estompage rapide des franges en lumière polychromatique. La pureté des éclairages monochromatiques et dichromatique, qualité primordiale, est due au faible nombre des raies du magnésium que les écrans peuvent alors séparer avec efficacité.

L'emploi de la raie 3835 A du magnésium présente un léger inconvénient : Les pertes d'intensité lumineuses dans le montage optique sont un peu plus élevées qu'avec les radiations visibles. Cependant les clichés d'écoulement très acceptables, que nous avons obtenus, ont élé pris en lumière dichromatique sans écran (mais sur l’image I,; l’image I;, qui a subi deux réflexion supplémentaires sur l’argenture, présente une insuffisance d'intensité pour cette raie ultra-violette), avec des fenêtres de tunnel en glace du commerce ordinaire de 10 mm d'épaisseur et avec des lames plan-parallèles en crown borosilicate. La transparence du système oplique est surtout limitée par celle du baryum crown dense des objectifs. Il serait d’ailleurs possible d'employer des objectifs plus transparents. Une diminution des pertes lumineuses, surtout dans lultraviolet, peut être obtenue en utilisant pour les fenêtres du tunnel et les lames de l’interféromètre, du Crown uviol, dont le coefficient de transparence est T—0,995 pour À—3835 A. Le remplacement de l’argenture des miroirs, par

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un recouvrement en aluminium, permettrait également de diminuer les pertes par réflexion, surtout dans l’ultra-violel. Le remplacement de l'objectif à grande ouverture, par un miroir à recouvrement d'aluminium, apporterait également une amélioration.

Les plaques photographiques employées doivent être très sensibles au proche ultra-violet, et de préférence insensibles aux radiations de longueur d'onde supérieures à 5000 A environ, si l’on réalise des battements entre les longueurs d'onde À, =—3834 À et A: —4481 À; ces plaques seront donc non orthochromatiques; la plaque ultra rapide Fulgur, spéciale pour effet Raman, de Guilleminot, donne de bons résultats, mais les plaques lentes de reproduction Micro de Lumière et Grapho-Brown de Guilleminot donnent de meilleurs contrastes et des blancs plus purs; comme leur grain est plus fin, il est possible de concentrer le faisceau lumineux sur une image plus petite, donc plus lumineuse, et à égalité de définition, les temps de pose oblenus sur ces plaques, sont peu supérieurs à ceux obtenus sur des plaques ultra-rapides; aussi avons-nous employé presque exclusivement des plaques Micro, en accentuant les contrastes par un révélateur spécial (1).

Les écrans utilisés sont des écrans d’Iéna colorés dans la masse. Ils ont l'avantage d’être inaltérables et de faible épaisseur, cette dernière qualité étant nécessaire, lorsque les faisceaux des images I;, L, [;, ne sont séparés, que sur une longueur de quelques millimètres, comme c’est le cas pour les montages extra lumineux.

La photographie en une seule étincelle.

Les temps de pose des premiers interférogrammes obtenus atteignaient 5 minutes. La stabilité de régime de la soufflerie étant excellente, ces photographies étaient très acceptables, mais l’application éventuelle de cette méthode à des souffleries de régime moins stable, et surtout l’étude de régimes supersoniques non permanents, ont conduit à rechercher des temps de pose de plus en plus faibles. En concentrant le faisceau lumineux sur des images plus petites, de 2 cm de hauteur [il suffit pour cela de prendre un objectif de courte distance focale (135 mm ou 105 mm)] on obtient des temps de pose de 5 secondes, pour une distance des électrodes de 0,75 millimètre, et au maximum d'intensité de la source. (On a vu qu’en forçant l'intensité du courant qui alimente l'éclateur, l'intensité lumineuse passe par un maximum).

On peut augmenter l'intensité de la source par écartement des électrodes, lout en conservant la self, mais on a vu que ce ne peut être qu’au détriment de la qualité des franges. Pour des clichés pris en une seule étincelle, cet écartement a atteint 2 millimètres, valeur qui permet d'obtenir des battements très

(1) On mélange, au moment de l'emploi, des volumes égaux des solutions suivantes :

Solution A Solution B À POMPES ARE 1000 g PER eee dhpemnr an sms eve » 03 0.0 » 1000 g Métabisulfite de potasse 25 g Soude caustique...................... 50 g Bydrohéinone. 5... 32808 38 25 g Bromure de potassium ......... TS 25 g

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