SONORE
Il faut assurer la plus grande fixité possible de l’étincelle, afin d'utiliser toute la largeur disponible du diaphragme. Les étincelles longues, photographiées en plaçant une plaque au niveau de ce diaphragme, sont minces, et de forme irrégulière et constamment changeante; les étincelles courtes s’étalent en largeur, leurs limites sont mal définies; il y a un écartement des électrodes variable avec la capacité employée (2 mm dans nos expériences), qui donné une étincelle, balayant le volume d’une sphère centrée entre les pointes des électrodes, et donc de forme assez bien déterminée et fixe. Pour augmenter la longueur des étincelles, et assurer leur fixité, nous avons essayé de les guider sous tube de verre, mais les franges obtenues avec ces sources s’estompent rapidement el ne sont guère utilisables. Il semble que la solution de ce problème ne puisse être fournie, que par la formation d’une image intermédiaire de la source dans un diaphragme limitant ses bords.
Les radiations violettes, de l’étincelle d'aspect sphérique de 2 mm, sont concentrées surtout aux extrémités d’une étroite bande qui va d’une électrode à l’autre, en sorte que des battements insuffisament riches en ultra-violet ont pu être améliorés en disposant, sur l’image I,, une étroite bande de papier noir. Ce dispositif donne d’ailleurs des résultats irréguliers, les étincelles successives n'étant jamais identiques, et n’occupant pas rigoureusement la même position. La technique des écrans donne par contre de bons résultats.
La lumière émise par l’étincelle d'aspect sphérique, est riche en radiations de 3834 À, dont l'intensité décroît du centre vers les bords, en sorte que si l’on emploie, pour objectif L à grande ouverture, un objectif de très courte distance focale, l’image’ “virtuelle qu'il donne de la source est vue sous un angle trop grand, et le faisceau lumineux qui traverse le tunnel : 1° est pauvre en ultraviolet sur le pourtour du champ visible; 2° a une intensité totale affaiblie vers les bords. On diminue ce défaut en employant un objectif de grande distance focale : F—180 mm dans nos expériences pour une ouverture de F/2,9.
L'étude au miroir tournant d’une étincelle de 4 mm, obtenue sans self, donne un spot lumineux continu et rapidement amorti : L’intensité lumineuse est grande pendant un millionième de seconde, et la durée totale de l’étincelle est de 6 millionième de seconde. La cinématographie est possible en employant un dérouleur de film constitué par un appareil de prise de vue, dont on enlève la croix de Malte el le système de mouvement intermittent; la source est alimentée en alternatif avec au primaire une résistance réglée pour donner une étincelle par demi-période, soit 100 par seconde; mais les films utilisés ont été moins sensibles et à grain plus gros que les plaques Micro de Lumière, el l'emploi de révélateurs à grain fin donne des contrastes très faibles. La cinémalographie à grande vitesse donnant quelques milliers d'images par seconde n'a pas élé tentée, mais doit être réalisable facilement étant donnée la faible énergie de chaque étincelle : Il suffirait d'alimenter, par un condensateur de forte capacité C,; chargé par un kénotron, le condensateur C; de 0,02 yf, la fréquence des élincelles étant réglée par une résistance R limitant l'intensité de charge du condensateur C;, qui se décharge périodiquement dans le circuit à haute fréquence de l’étincelle E (fig. 36). Le dérouleur serait constitué par
TE
un film enroulé sur un tambour fixe de grand diamètre, et les images seraient .
déplacées par un prisme tournant placé sur l’axe du tambour (1).
Les images obtenues en une seule étincelle sur plaque Micro .de Lumière atteignent une quinzaine de millimètres de hauteur, c’est-à-dire un peu moins
A lire thion
Par lenobrm.
Fig. 36. — Montage électrique d'alimentation de l’éclateur pour cinématographie à grande vilesse
que la dimension adoptée pour les temps de pose de l’ordre de la seconde. Leur définition est acceptable et le champ visible du tunnel atteint 12 cm (diamètre des lames d’interféromètre 16 cm).
€) Voir : La décharge électrique, source de lumière très brève. Communications de M. L. Buzz, sousdirecteur de l'Institut Marey, p. 19 et de M. P. Lipessanr, p. 5. Éditions de la Revue d'Optique Théorique et Instrumentale, 3 et 5, boulevard Pasteur. Paris 15°,