‹ Contribution à l'Education des ClercsChapitre 48 sur 60 · I.K lATIN DANS I.T.S SLM IN AIUKS 'M\l · texte numérisé non relu

I.K lATIN DANS I.T.S SLM IN AIUKS 'M\l

iiiaiiiiel lalin : car, à la li^Miciii-, rcla so pourrait; Icplus^raml lualliciir serait (iiriiiimrdialrmciit loiilcs los sources du savoir <»cclésiasliqne seraient fVnnrcs pour eux. Notre savoir ecclésiastique, messieurs, n'est pas dans nos manuels; nos marniels n"en oontietuient cpie les cadres; nos maïuiels iréclairenl, irinsiruisent. ne vivili<'iil (|iie les esprits (pi'ils cmidiiiseiil aux >;ourccs. 11 faut donc (pie les sources soient ou\ertes à nos i'ièvcs, que nos séminaristes puissent, dans la mesure où ils ont des loisirs, lire les Conciles dans leur texte officiel, se référer aux enseignements des Pères, lire les plus célèbres traités de nos grands théologiens, depuis saint ThomasetSuarcz, jus(prà Fran/.elin et aux maîtres de nos jours. S'ils ne savent pas assez le latin pour le lire couramment et volontiers, ils n'iront pas aux souices authetiti(pies, ils iront à d'autres livres, laibles, frivoles parfois, dangereux peut-être, du moins inutiles î» leur éducation philosophique et théologique. Sans la facilité (lu latin, ou bien le séminaire se passe sans lecture, ce qui est un mal, ou bien les loisirs sont employés en lectures saiis portées, sinon risquées, ce qui est un autre mal.

Le latin n'est pas moins nécessaire aux prêtres. Pour en user, ils ont besoin de le très bien savoir. Car c'est un phénomène à remarquer qu'ils ont peur du lalin encore plus qu'ils ne l'ignorent ; ils ont peine à se servir du peu qu'ils savent. Parmi eux, plusieurs sont peu laborieux, pei^ enclins à la lecture : ils dissimulent parfois, sous un certain zèle pour les œuvres, leur peu de goût pour l'étude. Ils ne fréquenteront pas assurément les sources latines delà science ecclésiastique. Ils ont pourtant, d'aventure, des cas de conscience à résoudre, des précisions canoniques à connaître, des instructions à préparer, des conférences à composer pour les réunions cantonales ; quoiqu'ils aient tous les éléments du travail et tous les éclaircissements désirables dans leurs manuels, comme ces manuels sont en latin et que le latin les trouble, ils écrivent à une revue complaisante, ils se documentent près de confrères bienveillants : ea tout cas, ils échappent au cauchemar d'une page de latin.

Il en est d'autres qui aiment le travail, qui s'adonnent à la lecture, qui se passionnent pour les sciences religieuses. Quel Aaste champ leur est ouvert dans les Pères, les Conciles et les théologiens ! Combien les recherches y seraient fécondes ! Mais le lalin les rel)ule. Dès lors, ils se composent une bibliothèque (le livres franrais, ils se procurent des livres de quelque autre langue Aivante, et. pour résoudre des questions d'ordre religieux, ils puisent des informations à toutes les sources, hormis les sources légitimes qui sont les sources traditionnelles. Le dommage qu'en subit leur science n'est pas douteux ; cette négligence des vraies sources de la pensée catholique tourne toujours au détriment de leur foi.

La vie intellectuelle des ecclésiastiques leur impose donc encore l'étude du latin.

c) En troisième lieu, le latin demeure, quoique à un degré réduit, la langue que parle l'Église. Ce n'est pas, dans l'Église, une langue morte ; c'est une langue toujours vivante. Tous les documents officiels de l'Église, encycliques, bulles, brefs, institutions d'évêques, réponses des Sacrées Congrégations, etc., sont écrits en latin. Dans les L riiversités romaines, l'enseignement se donne en latin. Les Conciles provinciaux promulguent leurs actes en latin.

Il serait souhaitable que tous les enfants de l'Église pussent entendre, dans la langue où elles leur sont données, les communications de notre Mère commune. Mais les clercs, qui sont le cœur même de l'Église, .qui forment les divers degrés de sa hiérarchie, seraient inexcusables de ne les pas comprendre, et d'attendre, pour les lire, qu'elles soient traduites dans leur langue nationale. Ce qui est leur langue nationale, avant toute autre, c'est le latin, puisque c'est la langue de la patrie morale où ils ont élu leur domicile personnel.

De plus, il est juste qu'une langue internationale unisse, sinon tous les fidèles, du moins tous les clercs. Pour qu'ils aient siirement une même àme, ils faut qu'ils aient une même langue. Lorsqu'ils se rencontrent, il est bon qu'ils puissent échanger

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