LE TRAVAIL
s I. Le trwail intellectlel des clercs.
I. Le travail intellectuel au séminaire. Son but : donner une science compétente honorable. — 1" Premier moyen : un programme à la fois complet et facile à parcourir. Part faite à la philosophie ; l'Ecriture sainte remise en honneur ; la théologie scolastique au premier rang. Les autres parties, quoique ti'ès importantes, forcément réduites : histoire, droit canon, pastorale, archéologie, sciences. — Deux parties relèvent principalement de la formation morale : le chant, qui comprend la diction et la inodulation ; la liturgie, comme étude et comme exercice. — 2" Du temps pour l'étude, absolument nécessaire : a) Mettre les séminaristes en garde contre les distractions et les occupations du dehors ; bj Apprendre aux sémfnaristes à consacrer dans leur cellule toutes leurs heures au devoir- — 3° Les méthodes efficaces. — Nécessité du manuel. — Comment le maître provoque l'activité intellectuelle des élèves : il fait lire et apprendre ; il se fait écouter ; il fait écrire les élèves par des notes de classes, des résumés, des examens de quinzaine ; il fait parler les élèves, surtout il les fait composer et produire. — II. Le travail intellectuel dans le ministère sacerdodal. — Ce que gagne le prêtre au travail intellectuel. — Comment l'y for-
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mer dès le séiuinairc : aj Lui eiisei^riuT l'art de trouver du temps ; bj l'aider à se trouver uu sujet d'étude, d'ordinaire dans l'ordre des sciences ecclésiastiques, parfois dans l'ordre des sciences profanes ; c) Apprendre aux séminaristes à trouver des instruments de travail, revues et livres, avec la manière de s'en servir.
$ II, — Le l\tin dans les séminaires 348
Désir de Home sur ce sujet. — I. La déchéance actuelle du latin. 1° — Le fait de la déchéance du latin soit du côté des élèves, soit du côté des maîtres. — 2° Causes de la déchéance du latin : aj Formation des nationalités nettement distinctes, chacune ayant sa langue maternelle ; b) Changement dans les méthodes d'éducation : introduction des sciences et des langues vivantes ; cj Programme français mettant le latin de côté par haine de l'Église. — IL Combien la déchéance du latin est dommageable. — 1° Amoindrissement de l'éducation humaine. — 2° Atteinte portée à la culture française.— Echec surtout à la culture catholique. Pourquoi ; aJ C'est en latin que l'Église prie ; bJ Le latin est comme le réservoir des trésors et des traditions de l'Église ; cJ Le latin est la langue que parle l'Église. — m. Les moyens à prendre pour relever le latin. — Moyen général : faire plus de latin, le lire, l'écrire, le parler davantage. Application dans les séminaires : aJ Que les petits séminaires fassent plus de latin ; bJ Faisons de même dans les grands séminaires, dans la vie spirituelle, dans la vie intellectuelle ; dans les sanctions des études, dans les lectures complémentaires permises aux élèves, surtout pour l'enseignement philosophique et théologique donné en latin. — Lettre du Cardinal Merry del Val à l'auteur du Rapport.
§ III. — L'enseignement philosophique dans les écoles