‹ Contribution à l'Education des ClercsChapitre 57 sur 60 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

si. — La discipline dans les séminaires 250

Mésestime où est tombée la discipline. — Nécessité de la remettre en honneur. — l. Valeur moralisatrice de la discipline. — 1° Elle crée un milieu favorable à la formation morale : entrain pour le bien dans une maison bien réglée.

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Png:es — 2" La discipline est par ello-mèine un exercice moral : elle

roiiibat le mal jusque dans ses racines. — 3" La discipline crée, pour l'avenir, des habitudes de souniission : le prêtre en particulier, aura à se soumettre à une discipline intérieure et à la discipline de l'Église. — IL tes moyens disciplinaires. — 1° Les sanctions. — Les sanctions dans im grand séminaire sont : a) l'avertissement, qui doit être donné à temps mais prudemment ; b) le refus d'appel, sanction très grave qu'il ne faut pas cependant craindre d'appliquer ; c) les reproches de la conscience qtii, sageiuent éveillés par les motifs surnaturels, peuvent être très cfTicnces. — ,2" Le pouvoir disciplinaiie des mnilres. — Comment iin maître établit son aulorilé disciplinaire : a) le culte du silence ; /)) la sobriété et la pondération dans les ])aroIes ; o la précision dans les avertissements disciplinaires et dans l'enseignement ; d) la consistance dans les paroles dites et les mesures ])rises. — 111. Les principaiix points de discipline. — 1° Faire observer le silence, grand maître de la vie spirituelle. — 2° Exiger la ponctualité, marque sûre de l'empire de la volonté sur elle-même. — 3" Tenir au travail intellectnel accompli dans l'ordre de l'obéissance.

S II. — L' AMOrU DE l/|->.LISE 291

1" Pourquoi nous devons aimer l'Eglise. — C'est notre mère : elle nous a donné le jour, elle nous a nourris de doctrine et de vie surnaturelle, elle nous défend contre tous nos ennemis d'ordre moral. — 2" Comment nous devons aimer l'Église : r/j telle qu'elle est et non pas une Église imaginaire, créée h notre fantaisie ; b) dans son intégrité, c'està-dire à la fois la tète et les membres. — 3" Nos sentiments à regard de l'Eglise : grande estime dans les pensées et dans les paroles, vif mouvement de sympathie, dévouement sans bornes.

S III. — Le ro> esprit, 296

Le bon esprit est à la fois une bonne pensée et un bon sentiment. — Il pense bien des gens, il a de la sympathie pour eux, il produit le dévouement. — Le mauvais esprit se manifeste par des traits contraires. — Effets du bon et du mauvais esprit. — Le bon esprit produit la Joie, la génère-

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Pages siti", la piospôrilt'. — Lo mauvais esprit oiif^rMidro la mauvaiso liumour. la làcliclr, riiisiiccrs. — Le Ijoii esprit est nécessaire dans les maisons d'rdin atidii, dans les œuvres apostolicpies, dans les paroisses, mais surtout dans l'Kfflise, où les fidèles doivent toujours bien penser et bien parler de leurs ehefs. — A noter qu'il > a aussi le bon esprit des cliefs, qui consiste à bien penser et à bien parler de leurs subordonnés.

S IV. — Le noN f.spiut m sémiwiuk 301

1. Le bon esprit. — 1 " Kn (pioi il consiste : dans les dispositions de sympathie de la i)art dos élèves à l'égard de leurs maîtres. — 2" Ses ofTets : joie et fécondité. — 3" Ses causes : l'amour, la confiance et le dévouement des maîtres pour leurs élèves. — H. Le mavivais esprit. — 1° En quoi il consiste : on pense et on parle mal des maîtres, on les fuit, on lie tient pas compte de leurs avis. — 2" Ses elTets : le mécontentement dans les jeunes gens, dépression dans l'accoml)lissement du devoir. — 3" Ses causes : les unes sont extérieures au séminaire. — Les principales viennent des directeurs eux-mêmes : éloignement, égoïsme, faiblesse de caractère, défiance, amour de la popularité, division. — Moyens de guérir une communauté du mauvais esprit.

S ^ . — L.V VIORALITÉ DES VACVNCES 308

L Sur quels motifs on se base pour envoyer les séminaristes en vacances durant trois mois dans leurs familles. — 1" Besoin de la santé. — 2" Les séminaristes y retrouvent le bon esprit et l'élan pour le bien. — 3° C'est une épreuve indispensable, pour montrer ce que les jeunes gens sont capables de faire dans l'usage de leur liberté, au contact du monde, loin de la surveillance de leurs maîtres. — 4" Les vacances permettent aux séminaristes de prendre avec le monde un contact nécessaire : ce contact est incompatible avec les exercices mêmes du séminaire, les vacances le rendent possible. — 5' Les vacances peuvent devenir un utile apprentissage du ministère. IL Dangers que les séminaristes peuvent rencontrer en vacances. — Dangers pour la foi : mais ils sont moins grands qu'au séminaire, puisque ce n'est pas là qu'on agite les problèmes religieux, ni qu'on s'adonne aux

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lectures dogmatiques ; on y assainit, au contraire, Tcsprit par le contact des réalités. — 2° Dangers pour le cœur et la vertu : ils sont rares, il faudrait que le séminariste les cherchât, ce qui serait un signe bien manifeste de non vocation. — Ce sont, au contraire, les vacances oisives, où les jeunes gens sont au contact les uns des autres, qui offrent de vrais périls. — Le premier est de mener une vie de pensionnaire perpétuel. — Le second est que les préservés d'aujourd'hui sont les victimes certaines de demain. — Le troisième est que la préservation est plus que douteuse dans ces internats de vacances.

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