AVANT-PROPOS
La question du manganèse en agriculture, qui souleva à la suite des belles recherches de G. Bertrand, un si remarquable engouement parmi les chercheurs de tous pays, el qui est demeurée malgré les preuves nombreuses de l’expérimentation, dans un état d'incertitude et d’indécision assez déplorable, nous avait semblé digne de nouvelles recherches susceptibles d'apporter des éléments nouveaux en ce qui concerne l’action réellement utile de cet élément sur la végétation.
C’est ainsi que mettant à profit les données acquises par tous ceux qui à l’instar de MM. Bertrand ct Javillier, dont les noms demeurent attachés à la théorie des actions diastasiques ct à l’étude des catalyseurs bio-chimiques chez les végétaux, poursuivirent en dehors des démonstrations de laboratoire l’expérimentation culturale du manganèse, nous avons voulu rechercher l'influence de cet élément sur la nutrition azotée du végétal.
Nous avons pu juger combien était délicate et complexe cette question des infiniments petits chimiques qui fait appel à des théories de la chimie biologique se réduisant souvent à de pures hypothèses.
Les inconnues qui subsistent dans le mécanisme encore si mystérieux de la synthèse organique de la plante, nous ont incité à une prudente réserve et nous nous sommes efforcés de ne point mettre en avant certaines théories très contreversées de la biologie végétale (catalyse des actions bio-chèmiques, migration et régénération des matières azotées, etc.).
Lu première partie de notre travail s’effectua à la STATION D'AGRONOMIE DE Dion où les moyens matériels d’expérimentation se trouvaient étre assez réduits.
Cependant, nous y fûmes toujours encouragé el compris par notre bienveillant directeur M. Grandvigne, qui suivit de près nos recherches et facilita notre tâche au point de vue du temps et des moyens matériels.
Nous lui adressons ici bien sincèrement lexpression de notre vive reconnaissance.
Notre changement vers la fin de 1932, pour la STATION D'AGRONOMIE ET DE PATHOLOGIE VÉGATALE D'AVIGNON, €SS0ntiellement dirigée vers les recherches agronomiques, vint nous apporter des moyens d'action plus convenables, ce qui nous «a permis de poursuivre et de compléter plus commodément nos travaux.
Nous avons été très sensible à l’intérét que notre directeur, M. Bordas, n’a cessé de témoigner à nos recherches et nous lui renouvelons ici l'expression de nos sentiments reconaissants et dévoués.
Pour les services qu'il nous a si cordialement rendus, nous remercions particulièrement le chef du service de la Documentation, M. Duriau, dont nous avons souvent mis à contribution les ressources bibliothécaires.
Enfin, lexpression de notre gratitude s'adresse à nos chefs supérieurs de notre administration, auprès desquels nous trouvons toujours appui et encouragement, à nos anciens profjessoeurs de L'ÉCOLE COLONIALE D’AGRICULTURE DE TUNIS, et cn terminant nos remerciement vont vers tous ceux, amis et collègues, proches ou lointains, qui nous ont aidé ou encouragé dans notre tâche.
LT