SOUS FORME D'UNE SOLUTION DE SEL DE MERCURE
Les corps organiques, soit à l’état de complexes organomercuriels, soit sous forme de mélange avec un sel minéral de mercure, gênent considérablement le dosage de ce métal. Par suite, l’idée de les détruire au préalable est fort logique et semble très simple.
Mais la volatilité considérable de tout dérivé mercuriel minéral, cause de pertes pouvant être très élevées dans toute technique de destruction insuffisamment étudiée à ce point de vue, complique fortement le problème, et la multiplicité même des méthodes préconisées nous fait toucher du doigt la difficulté (TIFFENEAU, 169 ter).
Les techniques recourant à la calcination, c’est-à-dire opérant par voie sèche, ne peuvent être préconisées, toutes celles applicables, procédant par voie humide, étant basées sur action d’un acide minéral fort ou d’un mélange d'acides, accompagnés ou non d’adjuvants de destruction, sous forme de sels à action catalytique ou d’oxydants.
L’acide sulfurique seul a été indiqué par ORFILA, additionné de sulfate de potassium par POoucHET (128) ou de persulfate de potassium par DUREr (54), renforcé par l’action oxydante du perhydrol par BAUER (14), MaGxiX (105), SCHULEK et FLODERER (148).
L’oxydation sulfo-permanganique a tenté de nombreux auteurs : Rupp (139), LoMHoOLT et CHRISTIANSEN (105), PALME (125), Boot, SCHREIBER et ZWICK (20, 21), SCHREIBER, SOLLMANN €t BooTH (147 bis).
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L’acide azotique seul a été préconisé par MAYENÇON et BERGERET (83); MERGET (113, 114), SANDIN et Mor&oLis (146) l'utilisent en tubes scellés.
Plus nombreuses sont les techniques associant ces deux acides, azotique et sulfurique : FiLHoL en 1848, puis MILLON (116) préconisèrent cette destruction sulfo-nitrique codifiée ensuite par À. GAUTHIER (73) et DENIGES (44, 45, 46), utilisée encore par SIEBERT (153), REIMERS (134), SAFA KATEB (144), 2OBINSON (135), KERBOSH (92), chaque auteur imaginant un dispositif susceptible de réduire les pertes importantes signalées par BARTHE (11, 12, 13) et HEEDERICK (76). Mer LÈRE (112) ajoute du sulfate de potassium, DENIGÈS du sulfate acide de potassium, ou bien, comme LOMHOLT, VoOTOocEk et KasPaARCK (174), du permanganate de potassium.
RaNGIER et Mlle RABUSSIER (132) ont recours, après OR- FILA, à l’eau régale, que RUTGERS (143) utilise d’une façon un peu spéciale : il brûle la substance organique dans un courant d'oxygène chargé de vapeurs d’eau régale. La méthode de VizLiers (172), reprise par BROUN, KAYSER et SFIRAS (27), utilise un sel de manganèse comme catalyseur. KAHANE (91) met à profit l’action successive de l'acide nitrique, du mélange nitro-sulfurique et enfin de lacide perchlorique.
FRÉSÉNIUS et BABO (55), puis DRAGENDORFF (50), JUNG- FLEISH (90), LEWIN (402), ScxuM (151), BuTcHALA (29), ZuNz (183), OGier et KOHN-ABREST (122) mettent en œuvre l’action du chlore, que Vitre (173), confirmé par CamBar (32 bis), utilise après action du mélange sulfo-nitrique.
Pour terminer, citons le procédé de PAGEL (124) au chlorure de chromryle, et la méthode beaucoup plus douce, puisque quasi biologique, de Borbas et BRUÈRE (22, 23), qui font une digestion pancréatique cu pepsique, en application de la technique générale proposée par R. FABRE.