‹ Contribution à l'étude analytique du mercureChapitre 13 sur 82 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Dosage du mercure

Bien que fort délicat, ce problème, loin de rebuter les chercheurs, à paru au contraire les attirer particulièrement, et les méthodes préconisées sont extrêmement nombreuses. Pourtant, il serait vain de vouloir les exposer toutes en détail dans le cadre de ce travail. Nous nous contenterons done de donner les principaux types de techniques.

Mais, même ainsi limitée, cette revue rapide n’apparaît pas sans difficultés. Il nous faut d’abord considérer le point de départ : nous avons vu que le mercure peut se présenter soit sous forme de composé simple, de réactions analytiques bien évidentes, ou de complexe où sa personnalité chimique a complètement disparu, soit encore à l’état de mélange avec des substances inertes.

Le problème apparaît donc plus ou moins complexe et, dans bien des cas, il faudra tout d’abord amener le métal à l’état minéral. La revue des moyens utilisés dans ce but constituera le premier paragraphe de ce chapitre.

Nous envisagerons ensuite les procédés pour solubiliser le mercure ou ses sels. Le mercure étant ainsi amené sous un état où il est chimiquement bien individualisé et sensible à ses réactifs, le classement des méthodes de dosage n’est pas simplifié. C’est que, en effet, si l’on peut déterminer des types d'évaluation selon le principe qui a présidé à leur élaboration, pondéral, volumétrique, électrolytique, etc….., il ne faut pas se dissimuler que dans un grand nombre de méthodes ces types s’intriquent étroitement les uns les autres, telle technique commencée d’une façon se terminant selon une autre, quelquefois même à travers plusieurs

SATA SE

opérations imputables à tel ou tel groupe encore différent.

Il n'existe donc pas un mode unique de classification. CAMBAR, dans sa thèse, Dipéee suivant le procédé final d'évaluation.

Celle que nous proposons tient compte de la forme finale sous laquelle on évalue le mercure plutôt que la façon dont on l’apprécie.

D'ailleurs, bien souvent, nous aboutirons à des groupes communs, où la forme du métal conditionne le procédé de dosage. Ainsi l’évaluation sous forme d’un sel incolore en solution implique nécessairement le dosage volumcérique, celle sous laspect d’une solution colorée incite fortement au dosage colorimétrique.

On pourrait nous reprocher, dans la classification que nous adoptons, de dissocier parfois une technique en ses stades successifs aux différents paragraphes de notre exposé et de n’en pas respecter l’intégrité. Nous pensons que la mise en évidence des différentes voies possibles pour atteindre au but proposé y gagnera en clarté, puisque aussi bien toute technique n’est qu’un assemblage plus ou moins homogène de chacune des modalités indiquées à chaque paragraphe.

Nous suivrons le plan suivant :

1° Préparation de la substance en vue d’obtenir le mercure à l’état minéral, soit sous forme de solution d’un sel de mercure, soit à l’état de mercure métallique;

2° Dans le cas où l’on obtient cette dernière forme, il est possible, mais rare, de l’évaluer directement. Dans la plupart des <as il faut repasser en solution; nous ferons donc l’étude des agents de solubilisation;

3° Dans tous les cas, le mercure sera évalué à partir d’une solution saline : si celle-ci est suffisamment pure dès le départ, on omettra les deux stades précédents, sinon ceux-ci constitueront une première purification et même la séparation du métal. À partir de ce soluté, nous examinerons les diverses formes sous lesquelles on a proposé d'amener le mercure pour en apprécier la quantité, et, pour chaque forme, nous indiquerons les procédés d’évaluation utilisés :

a) Mercure métallique; b) Sel de mercure solide;

c) Complexe minéral ou organique;

d) Solution colorée;

e) Si la solution de départ est suffisamment pure, il reste sous cette forme et le dosage est effectué directement par volumétrie.

Page 1