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ISOLEMENT DU PRÉCIPITÉ

Plus que jamais il est indispensable de prendre les plus grandes précautions pour éviter les pertes de mercure par volatilisation. Il ne faut pas oublier, en effet, que le mercure se trouve extrêmement divisé à la surface d’un fin précipité de sulfate de baryum. Il est donc nécessaire d'éviter toute exposition prolongée à l'air, toute élévation de température, lénorme surface du métal sous cet état rendant particulièrement sensibles les pertes par volatilisation.

La centrifugation serait le procédé de choix, mais peu de laboratoires disposent de moyens leur permettant de traiter 1/2 litre de liquide. La filtration sur creuset de verre poreux paraît très favorable, mais la large surface de volatilisation qu'offre le métal au courant d’air, si faible soit-il, semble devoir entrainer des pertes qui, même réduites en valeur absolue, représentent une erreur relative considérable vu les faibles quantités en expérience.

Nous avons repris le procédé de CaAMBAR (32 bis): repos de 24 heures, puis décantation du liquide surnageant clair au moyen d’un siphon et centrifugation du dépôt pour séparer les dernières portions de la solution-mère. Le précipité recueilli est ensuite lavé deux ou trois fois avec quelques centimètres cubes d’eau, par remise en suspension et centrifugation.

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