‹ Contribution à l'étude analytique du mercureChapitre 54 sur 82 · HOUR · texte numérisé non relu

HOUR

l’action du brome, IT ou II gouttes, de façon à humecter tout l’adsorbat. Après 5 minutes de contact, l’halogène en excès est éliminé sous l’action du vide, le tube à centrifuger étant réuni à une trompe à eau par l'intermédiaire d’un bouchon traversé par un tube de verre. Le brome extrait est absorbé par un laveur à soude intercalé entre le tube et la trompe. Tout le mercure, même celui éventuellement sous forme de sulfure, passe ainsi à l’état de bromure mercurique, sel dont la solubilité élevée et rapide dans l’éther anhydre permet une extraction intégrale à froid. Pour cela, le précipité est mis en suspension dans 20 cm° d’éther anhydre, puis le soluté est centrifugé. Après décantation, deux épuisements semblables avec la même quantité d’éther anhydre sont encore effectués.

Les liqueurs éthérées réunies sont évaporées sous vide progressivement, établi pour éviter une ébullition tumultueuse pouvant occasionner des pertes par projection. L’évaporation demande au plus une heure et laisse un résidu pratiquement constitué par du seul bromure mercurique dont la volatilité dans ces conditions, analogue à celle du sublimé, est insignifiante. Ce résidu est légèrement coloré en brun, mais cette teinte disparaît dès la reprise par l’eau. Lors de cette redissolution, on observe quelquefois un léger résidu insoluble sous forme de fines pellicules; le simple passage sur un petit tampon de coton hydrophile de la grosseur d’un grain de blé déposé dans la douille d’un tout petit entonnoir assure la clarification.

L'ensemble des opérations depuis la dissolution du mercure adsorbé sur sulfate de baryum jusqu’à l'obtention du soluté aqueux final n’excède jamais 2 heures et fournit finalement tout le métal sous forme de bromure en solution pratiquement neutre dans 1 cm d’eau, et pratiquement sans aucune substance gènante, très propice au dosage diaphanométrique ultérieur.

DOSAGE DIAPHANOMÉTRIQUE.

Un certain nombre de techniques dont trois: par la réaction de NESSLER inversée, au moven de l’hvdrosulfite de sodium en solution neutre et par formation de mercuritétraiodure de strychnine, très soigneusement étudiées et

codifiées par CAMBAR et sur lesquelles nous ne reviendrons pas, peuvent être utilisées avec fruit,

Nous nous sommes surtout attaché à déterminer ce que valait l'emploi de l'hydrosuilfite en milieu alcalin, et celui du chlorure d’étain II.

Nous avons, d'autre part, utilisé l’opacimétrie d’une suspension de Reineckate de mercure.

Pour l'appréciation des troubles obtenus, nous avons utilisé l’Analiscomètre Jouax. Cet appareil est essentiellement constitué par deux cellules photo-électriques montées en opposition; elles sont toutes deux éclairées par la même lampe à projection, mais les flux lumineux qui les frappent traversent respectivement un écran coloré standard et la suspension soumise au dosage; il en résulte une différence d'intensité lumineuse se traduisant, grâce au dispositif photoélectrique, par un courant électrique qu’enregistre un galvanomètre intercalé dans le circuit des deux cellules, courant d’autant plus faible que les opacités de la solution et de l’écran sont plus voisines.

Cela permet de tracer une courbe des valeurs des déviations en fonction inverse de l’opacité de la suspension en expérience, proportionnelle à la quantité de mercure.

Par la suite, il suffit de passer l'essai à l’analiscomètre et, se reportant à la courhe précédente, d'obtenir la quantité de mercure recherchée.

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