CHAPITRE II
Application à l'urine
Comme nous l’avons déjà signalé, plusieurs auteurs se dispensent de minéralisation dans le cas de l’urine (LaM- BARDO, 99; MAYER, 110, 111).
Utilisant l’amalgamation, ZENGHELIS (182) se contente d’aciduler l’urine par l’acide chlorhydrique; HŒHxNEL (79), EScHBAUM (56) la traitent, après concentration et neutralisation, par le cyanure de potassium.
Exocx (55), en vue de la préparation d’une solution qui sera soumise à l’électrolyse, précipite directement le mercure à l’état d'oxyde, par addition de soude (les phosphates de l’urine favorisent la précipitation), et redissout le précipité dans l’acide azotique.
Mais la plupart des auteurs utilisent l’action du chlorate de potassium et de l’acide chlorhydrique, à l’ébullition, avec ou sans réfrigérant, pour ioniser le mercure (JoLLEs, 88; OPPENHEIM, 123; KLOTZ, 93; VITTE, 173).
Farup (61), puis BECKERS (15) effectuent d’abord une précipitation du métal par chaufiage au baïin-marie, avec de la poudre de zinc, de l’urine acidifiée par l’acide chlorhydrique. Le précipité formé est recueilli et dissous dans l'acide chlorhydrique par chauffage en présence du chlorate de potassium, ce qui achève la minéralisation.
L'utilisation de l’action minéralisatrice de l’hydrosulfite de sodium en milieu alcalin, par application directe de la technique décrite au chapitre précédent, nous a fourni d’excellents résultats. Elle convient également au cas d’urines albumineuses, l’alcalinité du milieu maintenant les protéines présentes en solution à l’état d’alcalialbumines. Lors de l’alcalinisation, il se forme un préci-
UE + are
pité plus ou moins abondant de phosphates alcalino-terreux qui, loin d’être un inconvénient, favorise la précipitation du mercure et pourrait presque dispenser de la présence de sulfate de baryum. D’autre part, nous avons déjà signalé les inconvénients dont peut être cause la richesse en calcium de l’urine; mais, outre que le bromure de calcium qui a pu se former lors du traitement par le brome est peu soluble dans l’éther, le procédé de dosage final, qui procède en milieu acide, élimine toute cause de perturbation provoquée par cet élément,
La technique adoptée est celle décrite au chapitre précédent et nous ne la répétons pas ici.
Les résultats obtenus sont les suivants :
Quantité Forme Volume Hg retrouvé de mercure de mercure d'urine (en y) Erreur % (en y) ajouté (en cm)
100 CL Hg 500 92 — 8
5 > > 4,4 Al 2
Mercuro- |
135 chrome > 130 — À | 13 > >» 11 — 15 |
386 Neptal » 375 —- 4
k = 2 = PETITS D — CRE RE 2 7e || La technique se montre donc fort satisfaisante et nous l’avons appliquée à quelques observations cliniques :
Observation 1. Sujet soumis à une cure de cyanure mercurique : une injection intraveineuse quotidienne de 1 cg. Les dosages sont effectués sur les urines de 24 heures, le premier portant sur les 24 heures suivant la première injection (les quantités indiquées entre parenthèses sont les concentrations par litre d’urine). Voici les résultats obtenus respectivement pour les 12 périodes de 24 heures suivant les 12 injections :
O0 mg. 147 (0 mg. 081); 0 mg. 267 (0 m. 150); O0 mg. 250 (0 mg. 152); 0 mg. 312 (0 mg. 114); O mg. 121 (0 m. 094);