‹ Contribution à l'étude anatomique de la fossa subarcuataChapitre 11 sur 21 · GENRE SA · texte numérisé non relu

GENRE SA

Les crânes des Simia Satyrus L. (1893- -695) et (1893-165) ont fait l’objet de notre étude.

(1) Le Gibbon n’a pas de queue, et pourtant sa fossa subarcuata contient le flocculus, comme chez les singes inférieurs.

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Chez l'animal adulte, il y à disparition complète de l’enfoncement cérébelleux.

Nous n'avons trouvé aucun orifice, aucun pertuis, au-dessus et en dehors du trou auditif interne, à l'emplacement de la fossa subarcuata ; la face postéro-supérieure du rocher est absolument lisse.

GENRE -GORILLA.

Chez Gorilla, (1901-660), Wymann, adulte, il existait une très légère dépression sur la face postérosupérieure du rocher, au-dessus et en dehors du trou auditif interne, mais le vestige de l'organe fœtal, était, en somme, moins important encore que chez l’romme adulte.

GENRE ANTHROPOPITHECUS (fig. 12).

Chez le chimpanzé, nous avons trouvé la face postéro-supérieure du rocher lisse. Néanmoïns, à l'emplacement normal de la fossa subarcuata, il existe un orifice punctiforme, sous une légère saillie, l eminentia arcuata.

IL s agit là, évidemment, d'un vestige de l’enfoncement que nous avons trouvé chez le fœtus de A. -tchego. Fe |

Mais nous ne pouvions nous contenter de cette observation pure et simple.

N'existe-t-il pas chez les singes supérieurs des restes: plus importants d’un organe fœtal très développé, comme la fossa subarcuata ?

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Deux dissections, d'un intérêt majeur, pratiquées par Girard sur le crâne du chimpanzé adulte, nous permettront de répondre d’une manière positive.

Dans ces deux dissections, Girard a abordé l'oreille interne par voie mastoïdienne, et a sculpté dans le rocher les trois canaux semi-circulaires.

Chez Anthropopithecus Troglodytes L. (1910-126) l'auteur a réussi à établir l'existence d'un canal osseux, dont l’origine endocrânienne, punctiforme, se trouve être précisément à l’emplacement de la fossa

subarcuata. Ce canal passe sous l'arc du canal supé-

rieur et vient se perdre dans les cellules juxta-labyrinthiques. o Chez Anthropopithecus Troglodytes. L. (1895- 469) jeune adulte, Girard à poursuivi le même canal jusque dans la gouttière du sinus latéral, où il se

perd, après avoir traversé les cellules mastoïdiennes

qui se trouvent en arrière de l'antre (fig. 12).

On peut convenir de l'intérêt de celte constatation, qui rappelle d'une part, les rapports de contiguité de la fossa subarcuata et des cellules mastoïdiennes,

chez tous les singes inférieurs, et d'autre part Le canal pétro-mastoïdien (Mouret-Rouvière) ou pétro-cé- <

rébelleux (Girard): décrit chez l’homme.

On peut se souvenir aussi, que chez de foetus de chimpanzé, le fond de la fossa subarcuata, commu

nique par un orifice vasculaire avec + gouttière du

sinus latéral.

f À : ” AT LES ES . '

$ Dissection d'un Macacus cynomolgus muni de ses parties molles.

D. occipito frontal : ro centimètres (fig. 13).

1 l'emps.

On procède à louverture de Ia boîte cränienne. Après décérébration, on aperçoil, recouvrant l'étage postérieur, la tente du cervelel.

L'insertion occipitale de ce diaphragme membraneux esT sectionnée Le Tong de la dure-mère parié- tale, du côté droit, et la moitié droite de la tente du - cervelet forime ainsi un volet lriangulaire, que l’on rabat en avant et en dehors, autour d'une charnière formée par son insertion sur la crête pétreuse.

On découvre la partie supérieure du cervelet que l’on essaie d'enlever de sa fosse.

On constate alors qu'il existe une adhérence de cet organe, à la face postéro-supériéure. du rocher.

Si l'on poursuit la manœuvre d’arrachement, on réussit à retirer le cervelet de sa fosse, mais il lui “manque alors un de ses lobules, et d'autre part, une parcelle de substance cérébelleuse, grosse comme un très petit pois, reste incluse dans la fossa subarcuadHa:: (fig. 13).c'est le floceulus ou le lobule du pneumogastrique. | ee

> Temps.

Le cervelet enlevé, toute la face postéro-supérieure du rocher est visible'à travers la dure-mère, ainsi que les trous de l'étage postérieur de la base du crâne.

Fr ua ee

On voit de dehors en dedans :

1) Le coude du sinus latéral par transparence.

2) L’éminentia arcuala. :

3) La fossa subarcuata et son contenu de substance cérébelleuse. :

4) Le trou auditif interne.

5) L'orifice du cavum de Meckel.

3° Temps.

Le troisième Lemps de cette dissection consiste en un examen minulieux des rapports de la dure-mère avec la fossa subarcuata.

La dure-mère de la faëe postéro-supérieure du rocher un peu amincie se réfléchit à l’intérieur de la fosselte el forme un sac au diverticule cérébelleux. Dans toute cette région elle est adhérente à l'os.

Quant à la tente du cervelet, elle n'offre avec l'éminentia el la fossa subarcuata: que des rapports de contiguité. Elle part de la crête pétreuse, et se dirige en dedans et en arrière en formant un pont sans adhérence au-dessus du canal semi-circulaire supérieur. | Re

Le fait saillant de cette dissection de Macaque vul- gaire (singe de l’ancien monde) est la présence, dans

la fossa subarcuata, d’un lobule du cervelet, le flocculus (fig. 2r).

Comme le dit Cuvier, tous les singes, à partir du Gibbon, qui est pourtant un anthropomorphe, ont un enfoncement cérébelleux analogue à celui que nous venons de ae

Seuls parmi les Primates, le chimpanzé, l'orang, le gorille et l'Homme n'en ont pas.

$ Dissection d'un chimpanzé adulte, conservé en entier dans les vapeurs d'alcool

D. Occipito-frontal : 12 centimètres (fig. 14). 1° l'emps.

Le crâne ouvert el la Lente du cervelet réclinée en avant et en dehors, on retire le cervelet, sans remar- “quer d'adhérence entre la substance nerveuse et le rocher.

On voit alors la face postéro-supérieure du rocher absolument lisse et recouverte de dure-mère. Le seul accident de celte surface est constitué par le trou audilif interne.

À l'emplacement présumé de la fossa subarcuata, > un centimètre et demi en arrière du trou auditif, il n'existe rien qui fasse soupçonner son existence.

>° Temps.

On incise alors la dure-mère le long de la crète de la pyramide pétreuse droite, sur une longueur d’en- . viron quatre centimètres, à partir d'un point situé sur cette crête, et correspondant à la limite ÉHIGrRe du trou auditif interne.

On pratique deux incisions perpendiculaires à la première, en partant de ses extrémités.

Un lambeau dure-mérien est ainsi constitué que l'on va décoller avec soin en partant de la crête.

Le clivage s'accomplil très facilement, jusqu à un point silué à un centimètre environ de la crête.

En continuant le décollement de chaque côté de ce point de résistance, on réussit à l’isoler et on remarque qu'il est constitué par un petik orifice de la dimension d’une tête d’épingle dans lequel s'engage un minuscule prolongement de la dure-mère.

C'est exactement l'emplacement de la fossa subar- ‘cuata à un centimètre el demi du trou auditif. La pièce est dessinée (fig. 14). \

3" l'emps.

On.essaie le degré de résistance de cette adhérence dure-mérienne, en réclinant de force le lambeau vers le bas.

On en obtient facilement la ruplure, mais à un centimètre dans la profondeur de l'os, de telle sorte qu'un pelit prolongement filiforme de un centimétre de longueur, reste fixé à la face osseuse du lambeau dure-mérien. |

Le même prolongement est retrouvé pendant la dissection du rocher gauche. ;

Il faut retenir de cette dissection, les faits suivants :

1) Le chimpanzé, singe anthropomorphe, qui ne présente pas d'enfoncement cérébelleux, possède néanmoins un orifice dans son rocher, à pee ment de la fossa subarcuata.

2) Ge pertuis est habité par un prolüngement dure-

o C NE À bte < imérien, {s'enfonçant dans le rocher, au moins à LEA veu

centimètre de en

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