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nètre dans le massif osseux du canal semi-circulaire supérieur.
— G) LAFFITTE-DUPONT, en 19006, donne quelques détails anatomiques sur la fossa subarcuata de l’homine adulte, dans le Bulletin d'oto-rhino-laryngologie.
Il établit définitivement la filiation entre la fossa subarcuata du fœtus et le canal pétro-mastoïdien, et décrit de ce dernier, trois variétés :
D'abord l’obstruction complète, la disparition du canal (ROUVIÈRE, au contraire, insiste sur sa conslance).
Puis, le canal, tel que l'ont décrit les auteurs précédents.
Enfin l’'envahissement de ce dernier par une traipée cellulaire qu'il décrit de la façon suivante © «Sur l# paroi interne de l’antre, on voit une traïnée celluleuse, se dirigeant au-dessous de la concavité du canal semi-circulaire supérieur, sans atteindre le plan vertical de ce canal. Faisant Suite à cette traînée cellulaire, se rencontre le canal de la fossa subarcuata, qui passe dans la concavité du canal semi-circulaire supérieur, se dirige obliquement en arrière, et après un trajet de sept millimètres, vient s'ouvrir sur la face postérieure du rocher, dans sa situation normale, c’est-à-dire un peu au-dessus du conduit auditif interne. fe
Le canal est rempli par un tissu qui en coupe présente une structure fibreuse ; au centre, il existe une veine de 0,25 millimètre. »
Dans nos dissections sur le fœtus, nous avons trou- \ PRES
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vé une petite veine qui, sortant du rocher par l'orifice de la fossa, venait s’aboucher dans le sinus pétreux supérieur.
GIRARD à également trouvé un orifice. vasculaire s’abouchant dans le sinus pétreux supérieur, chez le fœtus de 5 mois.
Nous pouvons, semble-t-il, établir un rapprochement,-entre ces deux derniers faits et la description de LAFFITTE-DUPONT.
Cet auteur termine son article en signalant limporlance que peut avoir, au point de vue de la propagation des suppuralions vers la pointe du rocher, cel envahissement du canal par les cellules aériennes.
Nous croyons, quant à nous, que celte propagation peut se faire directement vers les méninges par l'intermédiaire du pertuis de la fossa subarcuata (cas REVERCHON).
— D) GrrARD, en 1912, étudie, dans le recueil d'olo-rhino-laryngologie, les cellules aériennes périlsbyrinthiques ; il dit avoir retrouvé au cours de ses disseetions, la traïnée cellulaire signalée par Lar- FITTE-Duponr, le long du canal pétro-mastoïdien. GiraRD, à légal de Rouvière, considère ce canal comme constant. és
— E) GiraRD, en 1914, présente dans son Atlas «anatomie :chirurgicale du labyrinthe, des photogravures de dissections faites par lui, et montrant de façon parfaite la disposition du canal Dr AO dien. |
« L’orifice endocrânien du canal pétro-mastoïdien, vestige de la fossa subarcuata du fœtus, est bien connu, dit Girard. Il se trouve sur le versant postérieur du rocher, non loin de la crête, à 5 millimètres environ en dedans de l’éminentia arcuata. On est mal fixé sur son autre extrémité, qui, chez le fœtus, paraît se rapprocher beaucoup de l’écaille du temporal, et qui, chez l'adulte, vient se perdre parmi les cellules qui avoisinent la région supérieure et interne de l'antre. Nous l'avons vu une fois finir dans l’une de ces cellules.
« Le nom de pétro-mastoïdien donné à ce canal, ne nous paraît pas heureux. En effet, Sappey appelait déjà ainsi l’aditus ad antrum, de là une confusion
. possible. 11 nous paraît préférable d'adopter le terme
de canal antro-cérébelleux…
« Ge terme aurait l'avantage d'indiquer les régions que ce canal met en relation. »
— F) Enfin BeLLoco, en 1918, daris sa thèse sur l'oreille interne osseuse, précise les rapports du canal semi-circulaire supérieur avec le canal pétro-mastoïdien. |
Cet auteur a remarqué que le canal pétro-mastoïdien-est en général plus près de la branche postérieure de Farc que de la branche antérieure. Ge fait
- était à prévoir, car de notre côté, nous nous sommes
rendu compte que le comblement de l’orifice de Ja fossa subarcuata, chez l'enfant, s'accomplissait géné-
- ralement de la branche antérieure vers la branche
postérieure.