Ï. CHEZ L'HOMME
Les considérations anatomiques qui vont suivre - sont basées sur l'examen de 72 crânes adultes appartenant aux collections du Musée Broca, Société, Laboratoire et Ecole d'anthropologie de Paris.
Nous avons observé :
26 cranes de race blanche.
24 crânes de race jaune.
22 crânes de race noire.
: Après avoir écarté l'influence de la race sur la morphologie extérieure de la fossa subarcuata, qui est absolument nulle, nous avons étudié ce vestige ana-
Le
(1) L'homme est étudié d’abord parce que chez lui seul on connaît l’anatomie: de la région qui nous intéresse. Les dispositions observées chez les Primates eussent été incompréhensibles si l'auteur eut agi autrement. ; \ S
tomique en tant qu’accident, relief ou creux, sur le versant postérieur du rocher.
Puis nous avons classé les données acquises sur le canal pétro-mastoïdien, vestige intra-osseux, bien étudié par un certain nombre d'auteurs,
LA
1) La fossa subarcuata sur le versant postérieur du rocher.
Nous nous sommes efforcé$ de classer les différentes variétés de ce détail morphologique que les traités d'anatomie décrivent toujours de façon imprécise et vague. Acela, il y a une raison : ce n’est pas une description uniforme qu'il faudrait faire, mais bien autant de descriptions que de sujets examinés, car la fossa subarcuata est moins encore semblable à elle-même que n'importe quel détail anatomique.
A) Formes et variétés.
: D'après nos observations, la fossa subarcuata d’un adulte, peut être formée de quatre éléments différénis:
Une dépression.
Une fente.
Un pertuis.
Une cicatrice osseuse.
Une dépression (fig. 1). | La surface du rocher est alors légèrement concave, au-dessus et en dehors du trou auditif interne. Cette concavité entame parfois la crête du rocher, qui su-
bit de ce fait une véritable encoche, formant contraste avec l’eminentia arcuata, située au-dessus.
- Cette forme peu fréquente est celle qui se rappro- chele plus du type fœtal (5 rochers) surtout quand il existe un pertuis au fond de le dépression (5 rochers).
Une fente (fig. 3).
Dans ces cas, assez nombreux, il existe sur la surface de l'os une véritable fente, profonde de un demi & un millimètre et de longueur variable (jusqu’à 4 et 5 millimètres).
Cette fente peut être orientée dans toutes les direc- -tions, horizontale {6 rochers), verticale (2 rochers), oblique (3 rochers). Mais le plus souvent elle a une forme incurvée à concavité dirigée en dedans, concentrique au trou auditif interne (28 rochers).
Très souvent aussi, deux fentes se réunissent en forme de V ouvert en dehors, Il se forme ainsi un petit bec osseux, dirigé vers la pointe du rocher, bec sous lequel se trouve la fossa subarcuata (20 rochers).
‘Une cicatrice (fig. 2). Fe
La région présente très fréquemment l’aspect cicatriciel. On voit sur le rocher des sortes de plis dans la substance osseuse, irréguliers, tourmentés, convergeants, en forme de rayons ; à leur niveau, l’os est de couleur différente et plus éburné qu'aillenrs.
On ne peut confondre les cicatrices avec les fentes ; elles sont très peu profondes et sont même parfois en relief sur la surface du rocher.
Les: fossa subarcuata purement cicatricielles sont rares (3 rochers). On en trouve, au contraire, beau-
coup qui possèdent un pertuis au point de conversence des cicatrices (26 rochers).
Un pertuis (fig. 4) ou plusieurs (2 rochers).
Ce sont les vraies fossa subarcuata, ce sont d’ailléurs les plus nombreuses (43 rochers) ;
On voit au-dessus et en dehors du trou auditif interne un orifice de la dimension d’une tête d’épingle, quelquefois plus grand.
Parfois on parvient à le cathétériser assez profondément dans la direction de l'éminentia arcuata sous laquelle s'enfonce le fil d'acier servant de cathéter. On pénètre ainsi dans la première partie du canal pétro-cérébelleux.
B) Emplacement.
Sur les 72 crânes que nous avons examinés nous avons relevé constamment deux mesures.
a) La distance de la fossa au trou auditif interne.
b) La distance de la fossa à la crête du rocher.
Et nous avons remarqué : ?
a) Que la première de ces distances est plus fixe que la seconde. Elle est égale à 5 millimètres envi- TONieosre ie ;
b) Que la seconde est essentiellement variable. Il existé des fossa dont le point moyen est situé sur la crête même : d’autres à 4, voire même à 5 millimètres au-dessous,
Le rapport de la fossa subarcuata peut donc s’ex-
primer ainsi :
ro us
« … À 5 millimètres, en dehors et au-dessus du trou auditif interne... »
2) Le canal pétro-mastoidien.
La fossa subarcuata du fœtus se transforme peu à peu, à partir de sept mois et demi ou huit mois de vie intra-utérine, en un canal osseux que l’on à appelé canal pétro-mastoïdien.
Ce vestige anatomique est l'aboutissant du bourgeonnement progressif de l'os, à l’intérieur de la cavité, si large et si spacieuse, creusée dans le rocher du fœtus.
— À) Mourer et ROUVIÈRE, en 1904, au Congrès des anatomistes de Toulouse, décrivent ce canal os-
seux, sous lé nom de canalis pétroso-mastoideus.
Ces auteurs le disent constant, et souvent bifurqué en
dedans. Il fait communique là cavité crânienne avec
la mastoïde, a son point de départ en dedans au niveau de la fossa subarcuata, passe sous l’anse du canal semi-circulaire supérieur, et aboutit en dehors, soit dans l’antre mastoïdien (1/20 des cas), soit dans les cellules périantrales antérieures ou postérieures.
— B) Mourer, en 1904, présente au congrès d’oto-: CRE et RENE k É “ YEN EN logie de Bordeaux, ses travaux sur les cellules aé-. riennes du rocher. Ses dissections l'ont amené à étu-
dier de nouveau le canal pétro- -mastoïdien. Il en
parle à propos des cellules de la paroi supérieure du conduit auditif interne ; celles- ci se continuent le. long de la partie du canal pétro-mastoïdien, comprise entre la fossa subarcuata et le point où il pé-
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