‹ Contribution à l'étude anatomique et pharmacologique des combrétacéesChapitre 25 sur 25 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — L’étude anatomique des Combrétacées, tout en confirmant les travaux antérieurs de nos devanciers, Solereder, Holtermann en particulier, nous a permis d’ajouter quelques faits à l’ensemble de nos connaissances sur leur organisation.

La présence du liber périmédullaire est un fait constant chez les différentes Combrétacées aussi bien dans la tige que dans le pétiole et dans la nervure médiane de la feuille. Dans la tige, il est tantôt formé de parenchyme et de tissu criblé renfermant de l’oxalate de chaux en abondance et quelquefois des libres ; dans d’autres cas, il forme de bonne heure une bande continue ou deux arcs symétriques entourant la moelle.

La moelle renferme dans certains cas [G niera) des fibres énormes dont le lumen est souvent obstrué par des mâcles volumineuses d’oxalate de calcium.

Le pétiole des Combrétacées offre parfois des anomalies de structure ; c’est ainsi que le pétiole de Laguncularia , étudié par Holtermann, présente différentes particularités dans la disposition des faisceaux libéro-ligneux ; nous avons montré histologiquement commentcelui de Quisqnalis pubescensYSwvm. se transformait en épine redoutable.

La structure du limbe est généralement bifaciale, avec une seule rangée de cellules palissadiques. L’arc libéro-ligneux de la nervure médiane a une structure bicollatérale et est entouré (mais non d’une façon générale), d’un anneau complet de sclérenehyme. Les stomates ne présentent rien de particulier.

L’oxalate de chaux se trouve en grande abondance chez les

Combrétacées ; on le rencontre presque dans tous les tissus, liber, bois, moelle, dans les fibres et les vaisseaux du bois, et aussi dans les fibres de la moelle. Certaines espèces possèdent des poches à gomme d’origine schizogène, que nous avons étudiées avec détail. Elle sont situées dans le liber périmédullaire et aussi dans le liber interxylaire.

Le bois des Calycopteris , Combretum. Guiera , renferme du parenchyme ligneux criblé (xylème criblé de Ciiodat), formé» d’après nous, suivant un processus analogue à celui signalé chez les Thunbergia.

II. — Plusieurs Combrétacées sont susceptibles d’applications médicales et industrielles intéressantes. Sans nous arrêter à l’emploi des Myrobalans ( Terminalia Chebula Retz), utilisés actuellement en assez grande quantité dans nos pays et surtout dans l’Inde, pour leur richesse en une matière tannante, connue et signalée depuis déjà longtemps, nous devons principalement citer :

Le Kinkéliba, dont nous avons pu donner une description exacte, grâce aux échantillons rapportés par M. Chevalier . Cette plante, originaire de l’Afrique occidentale, présente une réelle valeur thérapeutique dans les fièvres biliaires hématuriques. Une étude sérieuse, chimique et pharmacodynamique, manque encore.

Son origine botanique doit être rapportée au Combretum micranthum Don., (C. altum DC., G . parviflorum Reich.). Le C. Raimbaulti de IIeckel n’est qu’une des nombreuses formes adaptatives de ce C. micranthum . En tout cas, elle est bien différente du C. glutinosum Guill. et Perr., auquel on l’a parfois rapportée.

Le Guierr Guiera senegalensis Lamk. est utilisé fréquemment par les noirs du Soudan, il offre un certain intérêt comme plante stomachique et apéritive.

Les Anogeissus, et principalement les A. lali folia Wall, et A. pendula Edgw., donnent des gommes présentant un réel intérêt scientifique et commercial. Ces produits, soumis aux mêmes opérations de triage que la gomme arabique, donneraient une gomme d’une valeur certaine. Leur solution est

limpide, plus visqueuse que celle des gommes d’ goût, et ue renferme aucun ferment oxydant ; permettraient de les employer avantageusement usages alimentaires et pharmaceutiques.

Acacia , sans ces qualités pour divers

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