C. aculeatum Vent
Poivreci aculeata DC. Prod. 3, p. 18. — Guiera nudiflora Reich., in Sieb. PL exs.
Arbuste à rameaux ligneux, cylindriques, grisâtres, d’abord duveteux puis glabres et, enfin, couvert de piquants durs, solitaires, situés à l’origine des jeunes rameaux ou des épis. « Ces piquants paraissent être les prolongements des coussinets qui portaient les feuilles, ou peut-être les pétioles persistants, et rentrent plutôt parmi les épines que parmi les aiguillons » (5).
Les feuilles presque opposées sont ovales, obtuses aux deux extrémités, à pétiole court. Les fleurs disposées en épi court (8 ou 10 par épi) ont le calice adhérent formé d’un tube oblong, resserré aux deux extrémités, découpé en 5
(1) Holtermann. Loc. cit., p. 31.
(2) C. p/iælocarpion, elegans , laurifolium, obtusifolium, Jacquini.
(3) Holtermann, Loc. cit., p. 36, PL II, fig. 8 et 9.
(4) De Candolle, Mém. sur la famille des Combrétacées, Genève, 1882r p. 27.
(5) De Candolle, loc. cit.
dents, caduc. Les pétales blancs entourent 10 étamines insérées sur le limbe du calice, alternativement devant et entre les dents. Leurs filets «ont filiformes et leur anthère arrondie est biloculaire.
Le fruit est une noix sèche, coriace, indéhiscente, glabre, obtuse, avec 2 grandes ailes verticales membraneuses. 11 renferme "2 à 4 ovules qui ne fournissent qu'une graine ovale à 5 angles, sans albumen, avec des cotylédons assez régulièrement plissés et faciles à séparer.
IIistolocie. — Chez les jeunes rameaux, la moelle à cellules très larges et non scléri fiées est bordée de liber périmédullaire oxalifère. Le bois très réduit est formé de vaisseaux larges et de parenchyme à parois minces. Les libers externe et interne renferment des cristaux, mais peu de libres. Sur l’épiderme se trouvent des poils unicellulaires pointus et des poils capités très courts quoique pluricellulaires.
Le suber. dans la tige, a exfolié la presque totalité du parenchyme cortical et, le liber externe, toujours chargé d’oxalate et de libres nombreuses, est découpé en îlots par des rayons médullaires larges et aplatis, à parois minces. Le bois est toujours formé de larges vaisseaux et de libres ovales à épaisses parois et à lumen presque invisible. Les rayons médullaires ne se distinguent que par leur disposition radiale, leur paroi un peu moins épaisse et leur forme rectangulaire allongée. Quant au liber périmédullaire et à la moelle ils occupent une place très réduite et leurs cellules se sont écrasées sans se sclérifier.
Dans la feuille jeune, la nervure médiane est très peu prononcée, le système libéro-ligneux se trouve réduit à un tout petit arc à peine recourbé ; le reste est constitué par du parenchyme mou. L'épiderme cuticularisé et dont les cellules sont étroites et hautes est couvert des 2 mêmes sortes de poils que la tige. Le limbe est bifacial avec une assise de cellules palissadiques.
Liiez la feuille adulte, le faisceau libéro-ligneux est peu développé ; il est simplement recourbé, riche en cristaux d'oxalate, cl entouré de quelques paquets de sclérenchyme.
G. chrysophyllum Guill. et Perr.
Inenru*. Feuilles opposées, subsessiles, elliptiques, oblongues, veloutées ferrugineuses en dessous. Grappes terminales, paniculées. Fleurs subsessiles Carcérule elliptique aux 2 bouts, velouté (1).
(1) Spacii, Loc. rit., t. IV. p. 314.
Histologie. — La particularité la plus saillante qui frappe l'observateur, à l’examen de cette plante, c'est le feutrage de poils qui recouvre tous ses organes. Ces poils ont une longueur variant entre 100 et 400 ^ . (Fig. IX, 3). Ils sont minces, en forme d'alène et unicellulaires ; presque toutes les cellules épidermiques sont prolongées en poils.
L’épiderme de la tige est très sinueux. Le parenchyme est formé de cellules très ondulées et aplaties ; quant au péricycle il est indiqué par une bande ininterrompue de fibres. Les libers sont très peu cristalligènes. Le bois fort peu développé se compose de parenchyme, de vaisseaux et de fibres à parois peu épaisses, petits et assez nombreux. La moelle est très abondante et ses éléments sont plus ou moins sclérifiées.
Dans la structure de la feuille, on peut signaler les mêmes éléments. L’arc libéro-ligneux à pointes recourbées est entouré de sclérenchyme.