DEUXIEME PARTIE
Etude botanique des Genres.
Genre Combretum Linn., Gen. PL, 1? 088.
Ce genre 1 comprend des arbres, des arbrisseaux et des lianes sarmenteuses ou épineuses dispersées en Asie, en Afrique et en Amérique.
Ces espèces ont les feuilles ordinairement opposées assez rarement vertici liées, presque jamais alternes, toujours entières, pétiolées et sans stipules.
Les fleurs hermaphrodites ou dioïques sont disposées en épis ou en panicules, soit terminaux, soit axillaires, et qui portent rarement des bractéoles à leur base. Le calice infundibuliforme ou cyathiforme se rétrécit au-dessus do l'ovaire. 11 est caduc et présente 4 lobes ou dents, distincts, à prélloraison vulvaire. La corolle est formée de 4 ou 5 pétales courts. Les étamines sont au nombre de <8 à 10 placées sur 2 rangs ; celles qui sont opposées aux pétales sont insérées plus haut que celles en alternance avec les pétales. Leurs filets sont très longs, droits ou parfois recourbés à la partie supérieure et ne portent pas de glande basilaire. Les anthères sont petites, introrses, h 2 loges, et s’ouvrent par deux fentes longitudinales.
L'ovaire uniloculaire est surmonté d'un style filiforme, simple au sommet et portant un stigmate peu visible. A l’intérieur de la loge, 2 à G ovules, anatropes, à raphé interne, sont insérés au sommet par un assez long fumcule.
Le fruit est coriace ou légèrement spongieux, parfois un peu charnu ; il présente des côtes ou des ailes (4 à G), courtes, épaisses ou membraneuses. Le péricarpe, d'ordinaire indéhiscent, arrive parfois à se diviser en 4 ou G
(1) Lamarck, Encxjcl. Mélhod., 1811, t. 10, p. 229. — Spacii ( Ed . ) , IUst. Nat. des T Vf/., 1835, t. R. p. 3G8. — Bâillon, IJist. des PI.. 1877, t. VI,
parties. 11 renferme une graine pendante, allongée, anguleuse ou plissée, à tégument membraneux ou coriace et sans albumen.
Les cotylédons charnus sont plissés et contournés, profondément sillonnés, et presque jamais enroulés.
Histologie. — Au point de vue anatomique, les caractères les plus saillants des Combretum sont les suivants :
Le bois renferme des vaisseaux larges atteignant 480 p. chez les lianes et de 80 à 250 p chez les espèces arborescentes. On ne trouve pas dans le bois, comme il arrive chez certains Terminalia , des bandes de parenchyme alternant avec des bandes de fibres, sauf pourtant chez C. truncatam Wall. (1).
Chez certains Combretum , il faut signaler la présence de liber interxylaire et, enfin, chez plusieurs Combretum brésiliens (2), à feuilles très épaisses, on trouve, dans la structure de la feuille, un sclérenchyme abondant, ramifié en réseau sous l’épiderme. On observe également ce fait chez C. salici folium E. Mey. (3).
Le genre Combretum renferme plus de 80 espèces dont 50 environ dans l’Afrique tropicale, et 25 au Brésil.
Nous en étudierons quelques-unes plus particulièrement.