‹ Contribution à l'étude anatomo-clinique de la tuberculose primitive de la rateChapitre 21 sur 40 · BOT · texte numérisé non relu

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L’étude des globules blancs, sans donner de renseignements absolument précis, s'accompagne de variations moindres.

En général, on constate une hyperleucocytose très marquée. Le malade de Moutard-Martin et Lefas présentait 31.428 globules blancs.

Dans le cas de Jeanselme et Weil, il y en avait 25.600.

Dans le nôtre, au premier examen, la numération donne 22.000 globules et, à la seconde épreuve 16.000.

Mais nombreuses sont également les relations où le nombre de leucocytes semble ne pas avoir sensiblement varié.

C’est ainsi qu'Achard et Castaigne en comptent 6.200.

Rendu et Widal, 4.500.

Cominotti, 6.000.

La mème incertitude règne dans la répartition des différentes variétés de globules blancs.

Chez notre malade, on notait, outre l’hyperleucocytose,un accroissement assez considérable des lymphocytes dont la proportion s'élevait à 44 0/0 dans le premier examen, et 50 0/0 dans le second.

Il y avait, au contraire, une diminution marquée des grands mononucléaires, au nombre de 10 0/0 seulement.

Le chiffre des polynucléaires était également un peu inférieur à la normale (40,25 0/0).

Rien de particulier à dire sur les éosinophiles et les cellules de Türck.

Nous reconnaissons d’ailleurs que cette Iÿmphocytose,

basée sur une seule expérience, ne saurail avoir une grande valeur au point de vue général.

Il nous à semblé intéressant de comparer les rapports existant entre le nombre des globules rouges et celui des leucocytes. |

C’est ainsi que l’hyperglobulie coïncidait avec l'hyperleucocytose dans le cas de Moutard-Martin et Lefas.

Il y avait hyperylobulie avec leucocytose normale dans l’observation de Cominotti et dans celle de Rendu et Widal.

Le nombre de globules rouges était normal ou diminué et celui des globules blancs considérablement augmenté dans l’observation de Jeanselme et Weil et dans la nôtre.

Enfin le rapport était voisin de la normale pour les hématies et les leucocytes dans le rapport d’Achard et Castaigne.

Les variations quantitatives des globules au cours de la maladie nous ont semblé évoluer parallèlement : Chez notre malade, en effet, tandis que le nombre des globules rouges tombait de 3.800.000 à 3.000.000, celui des globules blancs s’abaissait de 22.000 à 16.000.

On peut constater le mème fait dans l’observation de Cominotti. En effet, dans ce cas, l'accroissement du nombre des globules blancs qui suivit l’opération n’est que l’'hyperleucocytose habituelle observée à la suite d’une splénectomie. Nous concluerons donc en disant que l'étude du sang, au cours de la tuberculose de la rate, —en dehors de l’intérèt qu'elle présente, — n’a donné

jusqu’à ce jour aucun résultat pratique.

De —

Tout au contraire, chez un malade porteur d’une grosse rale et d'un gros foie, la recherche de la nature tuberculeuse de la maladie, au moyen des différents procédés actuellement en vogue, donne des renseignements beaucoup plus précis: nous allons les passer en

revue.

B. — PROGÉDÉS D'EXPÉRIMENTATION.

La recherche du bacille de la tuberculose reste souvent infructueuse.

On pourra tenter la découverte de l'agent infectieux dans le sang du malade : à cet effet, on prélèvera, par piqûre sur l’index, une certaine quantité de sang, — ou bien, comme l’a fait Courmont, la ponction portera directement sur la rate.

Le sang retiré sera divisé en trois parties :

La première sera destinée à l'examen microscopique ;

La deuxième à lV’inoculation d'un cobaye ;

La troisième à l'ensemencement dans un bouillon de culture.

Cet examen du sang reste le plus souvent négatif. Seule l’inoculation au cobaye a quelque chance de fournirun résultat positif.

En outre, tous ces procédés font très longtemps attendre leur preuve. — Enfin, dernier inconvénient, l'examen doit toujours porter sur une très grande quantité de sang, fait sur lequel insistait Courmont qui a montré l’inutilité d’expérimentations portant sur quel-

ques centimètres cubes seulement.

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