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Le peu de succès de toutes ces manœuvres s’explique assez facilement si l’on «ce rappelle combien il est difficile, pièces en mains, de découvrir le bacille de Koch.
Le séro-diagnostic de la tuberculose nous semble, au contraire, donner des résultats immédiats et presque certains, au moins dans un assez grand nombre de cas.
On aura recours à la technique d’Arloing et Courmont. Le résultat de l’épreuve pourra se constater :
1° Au microscope permettant d'observer l’agglutination des bacilles ;
9° A l’œil nu, où l’on verra se former — ou non — de petits grumeaux et des flocons dans le bouillon de culture : c'est à ce dernier procédé que donnent la préférence Arloing et Courmont.
Suivant les cas, on se trouvera en présence de l’un des quatre degrés de la réaction : celle-ci sera tantôt négative, tantôt douteuse, d’autres fois positive, parfois même intense.
Pour compléter les renseignements donnés par le séro-diagnostie, on pourra recourir encore aux injections de luberculine : on administrera au malade, par voie sous-cutanée, des doses minimes de ce produit ;
si au bout-d’un certain temps on assiste à l'élévation
‘caractéristique de la température, la nature bacillaire
de la maladie sera probable.
Telles sont les bases sur lesquelles on pourra établir un diagnostic positif de tuberculose de la rate.
Comme nous l'avons déjà signalé, nous voyons qu'il
n'existe point de symplôme pathognomonique de cette affection.
Les signes physiques en effet montrent seulement l'existence d'une splénomégalie, s’accompagnant ou non d'hypertrophie hépatique.
Les symptômes généraux ne font que traduire l’atteinte de l'organisme, résultant d’une part de l’infection tuberculeuse, et d'autre part, de la suppression de l’activité physiologique de la rate.
L'examen dusang donne egaiement des résultats très inconstants : tantôt hyperglobulie, — tantôt hypoglobulie.
Quant aux procédés destinés à dépister la présence du bacille de Koch, ils ne mettent pas à l’abri de toute erreuret de touteincertitude et mème sices épreuves sont positives, elles ne permettent nullement d'affirmer la localisation de l’agent infectieux au parenchyme splénique.
C’est par l’analyse de chacun de ces phénomènes, c’est en en prenant une vue d'ensemble qu’on pourra se croire autorisé à émettre un diagnostic de probabilité.
Formes cliniques.— Nous allons maintenant essayer d’atténuer ce que notre description a de par trop schématique. En effet, une lecture atitentive des différentes observations nous a permis de les classer en plusieurs groupes ayant chacun, à quelques détails près, la même symptomatologie.
L'étude des formes cliniques de la tuberculose de la rate peut être divisée en deux catégories principales :
Dans un premier ordre d'idées, on a des formes
RCE -
spléniques variant suivant l’évolution plus ou moins rapide de la maladie ;
Dans un deuxième groupe, se rangent les formes basées sur l’absence ou la prédominance de tel ou tel
symptôme.