INTRODUCTION
L'action directe du bacille de Koch sur la rate est restée jusqu’à ces derniers jours assez obscure.
Ce fait peut paraître paradoxal, étant donnée la fréquence des altérations spléniques au cours des infections et des intoxications variées de l’organisme.
C’est ainsi que, tant au point de vue clinique qu'anatomo-pathologique, on connaît bien, à l’heure actuelle, les lésions du parenchyme splénique au cours de la fièvre typhoïde, du paludisme, du typhus exanthématique et d’un grand nombre de fièvres éruptives.
De mème la pneumonie, d’après Gerhardt, s’accompagne souvent d’hypertrophie splénique, laquelle rétrocède habituellement au moment de la défervescence.
Enfin les affections hépatiques, toxiques et infectieuses, si bien classées depuis les travaux de Laënnee, Hanot et Gilbert, ont, sur la rate, un retentissement presque constant et parfaitement étudié.
Quant à la tuberculose de la rate, — à part le remarquable mémoire de Quénu et Baudet et la thèse de