‹ Contribution à l'étude anatomo-clinique de la tuberculose primitive de la rateChapitre 5 sur 40 · ARS CREER · texte numérisé non relu

ARS CREER

— Die

Lefas, — elle n’a que peu attiré l’attention des auteurs.

Cela tient essentiellement à la difficulté de porter? en clinique, un diagnostic certain sur cette affection. Et cependant, dit Cruveilher, « la rate est de tous les organes de l’abdomen, à l'exception des ganglions lymphatiques, celui qui est le plus sujet à la tubereulisation. »

Aux quelques observations cliniques relevées dans la littérature médicale, nous en joignons une personnelle prise dans le service de M. le D° Mathieu, à Andral.

Nous nous efforcerons, dans ce travail, de dégager

les grands traits de la tuberculose splénique.

De ce fait, nous éliminerons donc l’hypertrophie splénique accompagnant la tuberculose aiguë granulique ;nous laisserons également de côté la dégénérescence amyloïde de la rate produite par les longues suppurations des tuberculoses ganglionnaires, articulaires et osseuses. | Quant à la cirrhose hypertrophique de la rate d’origine tuberculeuse, telle qu'elle a été décrite par les auteurs contemporains, elle apparaît comme résultant directement de l’action du bacille de Koch ou de ses toxines : aussi la ferons-nous entrer dans le cadre de cette étude. |

Comme définition, nous dirons qu’il y a tuberculose de la rate, toutes les fois qu’à l’autopsie on relève sur

cet organe les lésions typiques du tubercule à ses dif-

férents stades de crudité, d'infiltration ou de ramollis-

ou

sement, où qu'on constate l’existence d’une cirrhose hypertrophique tuberculeuse.

Cette tuberculose de la rate peut donner au tableau clinique son allure particulière, ou, au contraire, s’effacer devant les symptômes traduisant l’atteinte d’autres organes.

Il y a donc lieu d'établir deux grandes divisions celinique et anatomique :

1° Une tuberculose primitive de beaucoup la plus rare;

2 Une tuberculose secondaire, de fréquence plus grande,mais d'intérêt moindre et sur laquelle nous ne nous étendrons pas.

Nous ne voulons pas exposer ici les connaissances anatomiques et expérimentales que l’on possède aujourd'hui sur les tuberculoses de la rate: Tous ces faits se retrouvent dans les travaux et publications de, Quénu. Rendu et Widal, Achard et Castaigne, Moutard-Martin et surtout dans la thèse remarquable de Lefas.

À notre avis, ces auteurs se sont cantonnés dans un domaine purement théorique. Nous nous appliquerons, au contraire, à dégager, au point de vue clinique, les grands traits de latuberculose splénique. Les chapitres pathogénique et anatomo-pathologique seront la base sur laquelle nous essayerons d'établir un diagnostic

aussi complet que possible.

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