‹ Contribution à l'étude anatopathologique des épithéliomas adamantinsChapitre 5 sur 26 · A. — RENSEIGNEMENTS CLINIQUES · texte numérisé non relu

A. — RENSEIGNEMENTS CLINIQUES

Voici le résumé de cette observation.

Il s’agit d'un homme de 53 ans, entré, en octobre 1888, - dans le service du D' Polaillon, pour une tumeur du maxillaire inférieur droit.

Le début de cette affection remonte à l’année 1883. A cette époque, le malade s’aperçut de la présence d’une tumeur du volume d’un haricot sur la branche droite du maxillaire inférieur. Les dents étaient très mauvaises. Pendant un an, la tumeur resta stationnaire et indolente ; au bout de ce temps, des douleurs apparurent et elle s’accrut progressivement, si bien qu'au moment où le malade est entré à l'hôpital, elle . avait le volume d’une tête de fœtus à terme. En même temps, la tumeur avait soulevé la gencive qui était devenue viola-

(4) Union médicale, 26 mars 1889.

CHIBRET x

SAADLES

cée ét s'était ulcérée en un point. Cette ulcération donnait lieu à de petites hémorrhagies et à un suintement fétide.

A l'entrée du malade à l'hôpital, on constate la présence d’une tumeur volumineuse faisant corps avec le.maxillaire inférieur. Elle s’est développée dans sa portion horizontale droite et s’étend, depuis la symphyse du menton, jusqu'à la branche montante qui paraît saine. La tumeur est lisse, indolente, de consistance variable. On obtient par place la sensation de la crépitation parcheminée.

La gencive présente à droite deux saillies grosses comme des noix, d’un rouge vineux, ulcérées à leur partie saillante. Les grosses molaires sont tombées, les petites molaires sont très ébranlées.

On porte le diagnostic d’ostéo-sarcome du maxillaire inférieur et le malade est opéré le 25 octobre 1888. La tumeur est enlevée largement par résection de la moitié droite du maxillaire inférieur.

Les suites de l’opération sont simples et un mois après le malade est dans un état très salisfaisant (D). :

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