Contribution à l'étude bactériologique des néphrites infectieuses
Cette thèse est divisée en cinq chapitres. Dans le premier, nous exposons les résultats de nos examens bactériologiques de l'urine normale : il nous a semblé que cette recherche était la préface indispensable de l'étude des néphrites infectieuses.
Dans le deuxième, nous rappelons brièvement la part de l'infection générale de l'organisme, c'est-à-dire la part médicale dans la production des lésions des néphrites ascendantes qui sont du domaine chirurgical.
Le troisième est consacré à l'historique, auquel nous avons peut-être donné un développement plus étendu qu'il ne comportait : mais pour établir le bilan bactériologique de telle ou telle néphrite infectieuse, nous avons été obligé souvent de recueillir les observations et les expériences une à une : c'est là notre seule excuse.
Dans le quatrième, après avoir essayé de diviser les néphrites infectieuses en néphrites infectieuses toxiques, uniquement causées par les produits de sécrétion des microbes, et en néphrites infectieuses proprement dites sous la dépendance immédiate des microbes eux-mêmes, nous exposons les résultats acquis, indiscutables sur la part qui revient aux poisons microbiens dans la pathogénie des néphrites.
Le chapitre V qui traite des néphrites infectieuses proprement dites, c'est-à-dire de celles qui s'accompagnent de la présence des microbes dans l'urine, constitue plus spécialement notre contribution personnelle.
Ce chapitre est divisé en deux parties. Dans la première partie, consacrée à l'expérimentation, grâce à la bienveillante direction du professeur François Frank du Collège de France, nous sommes arrivé à conclure en reproduisant les expériences d'Heidenhain, que le passage des microbes dans le rein est indépendant de la sécrétion aqueuse de l'urine, et qu'il se fait plus spécialement au niveau des cellules d'Heidenhain, ce qui explique la fréquence et l'étendue de leurs altérations dans la plupart des maladies infectieuses.
La seconde partie du môme chapitre est consacrée à la clinique. Nous y rappelons successivement les résultats que nous a fournis l'étude bactériologique de l'urine, du rein et du sang, dans nos observations de néphrites infectieuses primitives (Erysipèle, pneumonie, fièvre typhoïde) et dans celles des néphrites infectieuses secondaires (Scarlatine, endocardite ulcéreuse, pemphigus infectieux).
Il était dans notre programme de réserver notre dernier chapitre à l'étude des abcès du rein. Mais les quelques expériences que nous avons faites ne pouvaient nous permettre d'aborder la question, si nous n'apportions en même temps au moins une observation : l'occasion ne nous l'a pas fournie.