B. — RECHERCHES SUR L'URINE DES CADAVRES
Pour arriver à prendre l'urine aseptiquement, nous avons suivi le manuel opératoire conseillé par tous les bactériologistes. Après avoir stérilisé la surface externe de la vessie par l'application d'un instrument porté au rouge, nous avons aspiré l'iiriue dans une pipette Pasteur préalablement stérilisée au four Chantemesse et flambée à nouveau au moment où nous nous en servions. D'un grand nombre de recherches que nous avons faites, nous n'en avons retenu que cinq qui toutes concernaient des malades que nous avions pu observer dans nos salles. Ces cinq sujets, indemnes de toute infection, avaient succombé, l'un à une paralysie générale alcoolique (Salle Pvostan), deux à des accidents asystoliques (Salle Broussais), les deux autres (Salle Aran), l'un à une thrombose syphilitique du tronc basilaire, l'autre à un ramollissement cérébral.
. L'examen de Furine au moment de la prise a été négatif dans les cinq cas. Les cultures d'urines ont été stériles pour les trois cas de la salle Bostan et de la salle Broussais; elles ont été fécondes pour les deux de la salle Aran. Dans les deux cas le bouillon, l'agar et la gélatine donnèrent des cultures pures de staphylocoques, dont l'inoculation à deux cobayes causa de la suppuration.
G. — Expériences sur l'urine normale de quelques