AVANT-PROPOS
Le tableau clinique de l’aspergillose pulmonaire est à l'heure actuelle, très complètement établi.
En médecine, plus que dans toute autre science, cest d'après un grand nombre de faits que l'on peut poser des conclusions formelles. Eussions-nous donc simplement écrit sans commentaires les observations que, nous allons relater plus loin, notre travail pourrait quand même permeltre plus tard à ceux qui entreprendront la même tâche de donner à cette sorte de mycose, le rang qui lui convient dans le cadre nosologique.
En étudiant ce qui a été dit par nos prédécesseurs, nous nous sommes instruit tout en apportant une petite pierre à l'édifice. N'est-ce pas là le but d’une thèse pour celui à qui des études antérieures ne permettent pas dans une question aussi délicate de faire entendre ure voix autorisée ?
Il n’est pas dans nos, intentions de faire un tableau
comjplet de l’aspergillose. Ce serait là un travail beaucoup trop long et d’ailleurs peu utile, des travaux importants ayant été faits au cours de ces. dernières années, sur les caractères morphologiques et biologiques de l’aspergillus fumigatus.
Nous exposerons donc brièvement dans une première partie, l'historique, la bactériologie et l'étude expérimentale; nous donnerons dans la deuxième partie une place plus grande à l'étude clinique beaucoup plus discutée, les auteurs n'étant pas en effet d'accord sur la localisation primitive ou secondaire de l’aspergillus. Là
Avant d'aborder le sujet, notre pensée se reporte instinctivement en arrière vers les années d'études médicales que nous clôturons. Combien de souvenirs s’y attachent et aussi comb'en de regre!s ! Ce tainement bien longtemps nous nous plairons à faire revivre dans motre esprit cette trop courte étape de notre existence. |
Aussi, puisque demain sonnera lheure de la séparation et qu'il faudra nous éloigner de nos maîtres et de nos camarades, nous croirions manquer à notre devoir en ne leur exprimant point toute l'émotion que notre cœur ressent à l’idée que désormais, nous cesserons de vivre au milieu d'eux.
Que tous les Maîtres de l'Ecole de Rouen à qui nous sommes redevable de notre première instruction médicale, reçoivent ici l’expression de notre profonde gratitude. Leurs sages conseils et l’exemple qu'ils nous ont donné chaque jour seront pour nous
ne
dans l'exercice de notre profession, le meilleur. des guides. |
Nos remerçiements doivent aller on premier lien à M. le Professeur Née, dont nous ayons ey l'honneur d'être l'externe, puis l'interne. C’est à lui que nous devons l'idée première de ce travail. Aveg sa hienve:llance habituelle, il nous a prodigué les conseils les plus éclairés. Nous lui gardons enfin une reconnaissance éternelle pour la sollicitude dont il nous a comblé et le précieux enseignement que nous avons trouvé dans son service de l'Hôtel-Dieu.
Que M. le Docteur Derocque, chirurgien des Hôpitaux de Rouen, qui par la simplicité de son enseignement, la sûrelé de son jugement et de ses consei!s, fut pour nos premiers pas, le guide le plus précieux et le plus aimé, veuille bien croire à notre plus profonde reconnaissance et à nos vifs sentiments d’estime et d’admiration.
Nous ne saurions oublier M. le Docteur Loisel qui nous initia à l’art de la pédiatrie et qui nous fit profiter de son précieux ense gnement, avec sa bienveillance habituelle. |
Nous devons tout spécialement une dette de gratitude à M. le Professeur Martin et à M. le Doc-
teur Pierre Cerné, nos maîtres en obstétrique. Leurs
précieux conseils res'eront la règle de notre conduite, car ils surent allier l'exemple au précepte et montrer en toute chose ce que doit être un bon praticien. Que M. le Professeur Achard veuille bien agréer en outre, l'hommage de notre p:o;onde gratituce pour
ERA |, Pour
l’honneur qu’il nous a fait en acceptant la présidence de cette thèse. Et maintenant que notre devoir de reconnaissance est accompli, le dernier adieu est pour nos camarades de Rouen avec qui pendant plusieurs années, nous avons vécu la même vie, échangé toutes nos impressions, qui enfin se sont toujours intéressés à nos joies, comme à nos peines.