‹ Contribution à l'étude clinique de l'aspergillose pulmonaire primitiveChapitre 7 sur 22 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Le premier cas d'affection mycosique que l’on rencontre décrit chez l’homme est dû à Bennett en 1842: cet auteur aurait trouvé des champignons dans les crachats, les cavernes et les masses tuberculeuses d’un phtisique.

D’autres faits furent publiés à cette époque par Rayer, Remak, Gardner, Küchenmeister; mais dans tous ces cas, la description du parasite est loin d’être précise et il est absolument impossible de savoir de quelle sorte de champignon il s'agissait exactement.

Le premier cas de pneumomycose dans lequel on ait rencontré réellement un aspergillus est dû à Sluyter en 1847, chez une femme morte d’une affection pulmonaire. Baum, Litzmann et Eichstedt rapportent des cas analogues.

En 1856, avec Virchow, la question entre dans sa phase vraiment scientifique. On isole et on cultive le parasite dans des milieux appropriés. À la même époque Friedreich et Würizbourg rapporient un cas de tuberculose pulmonaire, à l’autopsie duquel on trouva dans une caverne des moisissures qui présentaient la plus grande ressemblance avec un asper-

gillus.

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