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palpant, on ne réveille pas de douleurs sur les 314 de sa surface, mais au côté interne, la douleur est très vive, peutêtre cela tient-il au passage du paquet vasculo-nerveux du bras, comprimé et refoulé en dedans par le développement de la tumeur.
La clavicule, l'omoplate, l'articulation scapulo-humérale, sont absolument sains, les mouvements imprimés à l’articulation ne sont pas douloureux et se font tous avec la plus grande facilité.
L'état général de la malade est tout à fait satisfaisant, elle est grasse, bien portante, n'a pas maigri du tout. En somme à part sa lésion locale, elle ne semble pas du tout malade. Aussi, est-ce avec répulsion qu’elle a d’abord considéré l’idée d'une intervention radicale, elle s’y est d’abord refusée, mais a fini par y consentir. Étant sortie huit jours, elle est revenue accusant une augmentation notable de sa tumeur.
La radiographie de la tumeur montre des aiguilles osseuses partant de l’humérus et s’enfonçant dans la tumeur.
La malade a été opérée le 31 janvier. Chloroforme, incision longitudinale commençant entre l’apophyse coracoïde et l’acromion, et descendant en avant de l'interstice deltopectoral sur la face antéro externe du moignon de l'épaule.
Incision des muscles sur la lèvre interne et ligature de l’artère axillaire
On complète alors l’incision en raquette de la peau et du tissu cellulaire, on coupe la capsule la désinsérant complètement de l’humérus et on complète la taille des muscles en gardant très peu de muscles pour le lambeau.
Avant de refermer, on examine avec le plus grand soin la
cavité glénoïde, l’acromion, les parties molles. Aucune trace
de tumeur suspecte. Un aide, pendant ce temps, | dissèque la 1e tumeur du bras et censtate qu’elle est encapsulée et bien limi-
tée en haut. Il est donc inutile de faire une mutilation plus considérable et l’on referme par une suture en un seul
plan. er
L'examen de la pièce montre, après dissection, une tuméfaction de l’humérus, siégeant à 3 centimètres environ de l’articulation. A ce niveau, la circonférence de l’os est agrandie de toutes parts elle est comme boursouflée. En dehors, deux
saillies sessiles et dures se surajoutent à la tuméfaction géné- |
rale. En dedans et en avant, la tumeur fait en quelque sorte efflorescence, il semble que la coque osseuse ait éclaté pour la laisser échapper, elle est implantée sur l'os par une large base sessile, elle est du volume d’une grosse poire, elle est dure par places, quasi fluctuante en d’autres, bosselée partout. Les bosselures fluctuantes, si on les incise, laissent écouler un liquide jaunâtre, analogue à du pus mal lié ; la surface intérieure des petites cavités ainsi vidées est irrégulière, limitée par des bourgeons de consistance plutôt dure et de coloration jaunâtre.
Avec un couteau un peu fort, on sectionne la tumeur longitudinalement et on voit qu'elle est constituée par des bourgeons jaunâtres, au centre desquels, de temps à autre, on coupe des aiguilles osseuses qui partent de la surface-extérieure du périoste huméral. Les bourgeons partent du centre de l'humérus, qui en est rempli; sa cavité médullaire n'existe plus, obstruée par les bourgeons.
[l s'agit, en somme, d'un sarcome central ayant surtout proéminé du côté interne et dépassé là les limites de l'os, pour
faire hernie en dehors du périoste. Les muscles n'étaient pas
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atteints, séparés par une couche de tissu cellulaire permettant facilement le clivage de la tumeur.
OBSERVATION II (inédite).
Recueillie dans le service du D' Chaput, à l'hôpital de la Pitié.