FA
Le malade raconte en effet qu'à partir de ce moment son épaule a grossi, augmentant progressivement de volume. Le médecin consulté voyant la tumeur augmenter conseilla au malade de consulter un chirugien lui disant du reste qu’il croyait être en présence d'une tumeur de l'os et qu'il faudrait opérer cette tumeur le plus vite possible. Le malade ne tint aucun compte de cet avertissement salutaire si bien que la tumeur continua son accroissement et est arrivée à l'état actuel.
Actuellement on constate un gonflement considérable de tout le membre supérieur gauche dans son ensemble. Mais ce gonflement à la main, à l'avant bras, à la moitié inférieure du bras est dû simplement à de l’œdème par compression de la veine axillaire englobée dans la tumeur. La partie supérieure du bras, le moignon de l'épaule, la paroi antérieure du creux de l’aisselle, la face antérieure de l'omoplate sont unis et forment une masse dure, charnue, difficile à mobiliser sur le thorax La peau tendue et violacée à la partie interne, légèrement bleuâtre sur le reste de la tumeur permet de voir audessous d'elle de grosses veines dilatées
Si l’on cherche à déterminer les rapports de la tumeur avec les os, on suit, assez difficilement en bas, en raison de l'œdème, Phumérus qui émerge de la partie inférieure de la tumeur : en haut omaplate, clavicule, humérus sont plongés dans la masse charnue et il est impossible de les distinguer.
Les mouvements de l'articulation scapulo humérale sont à peu près impossibles, l'exploration de la tumeur réveille peu de de douleur sauf à la partie interne sur le passage du paquet vasculo nerveux refoulé en dedans.
On ne trouve pas de masse ganglionnaire dans l’aisselle.
eh: 1; rt
L'état général est médiocre, le malade a maigri beaucoud depuis deux mois. La tumeur a marché assez lentement jusqu’à il y a 6 mois, puis elle a marché avec une rapidité foudroyante. Aussi le malade regrette-t-i! amèrement de n'avoir pas suivi de prime abord le conseil du médecin.
On ne fait pas d'opération, vu l’adhérence aux cotes qui aurait nécessité une mutilation trop considérable et l’on se contente d’un traitement médical.