AU POINT DE VUE DÉGÉRESCENCE GRAISSEUSE
Le foie ne présente que des lésions ibanales et vraiment peu intenses. Les cellules hépatiques présentant des gouttelettes graisseuses assez nombreuses sont rares. Elles se groupent alors en petits ilots dont il est difficile de préciser la localisation. Le plus grand nombre de ceux-ci est plutôt dans la zone sus-hépatique, mais jamais l’ilot ne se trouve centré par un de ces vaisseaux.
Le rein ne présente que quelques rares tubes contournés avec petites gouttelettes graisseuses ; parfois quatre ou cinq
grains poussiéreux dans quelques glomerules.
Le diaphragme montre d'assez nombreuses cellules adipeuses, mais aucune fibre musculaire où l’on puisse trouver mème quelques poussières réduites par l'acide osmique:
Le myocarde présente des lésions de stéatose particulièrement intenses et caractéristiques. — Cinq fragments prélevés à des niveaux différents ont été examinés.
Dans la paroi même, la stéatose est maximum dans la régios sous-endocardique et plus encore peut-être dans la région sous-péricardique.Toutes les fibres présentent des granulations plus ou moins grosses et beaucoup d’entre elles sont complètement remplies. Donc stéatose diffuse avec zones localisées de dégénérescence graisseuse plus marquée. Dans la partie intermédiaire, nrédiane, stéatose diffuse, mais très légère, consistant en quelques fines granulations dans chaque fibre et nombreuses fibres normales. Dans l’une des préparations, les fibres normales sont même en forte majorité et les cellules, même légèrement graisseuses, sont rares.
La coupe d’un pilier montre, à côté d’une sclérose interstitielle très nette, des lésions absolument diffuses et généralisées caractéristiques de stéatose avec quelques points plus fortement touchés : c'est là que la stéatose est au maximum.
IA
De la lecture de cette observation il ressort que l’on avait affaire à un ancien obèse qui, entré une première fois à l’hopital pour des symptômes œdémateux pulmonaires non explicables par l’état de son cœur ou de ses reins, s’est présenté à nouveau sept ans après comme un grand cardiaque à la période de défaillance myocardique. Pendant la période intermédiaire à ces deux séjours, il avait eu, dans la mesure com-
patible avec son état d'obésité, une existence peu troublée, et