‹ Contribution à l'Étude Clinique des Anémies graves du VieillardChapitre 31 sur 36 · LAN · texte numérisé non relu

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ment. Une crise normoblastique apparaît durant le premier mois du traitement. Là réaction médullaire redevient normale; une légère éosinophilie persiste.

Le traitement d'entretien doit être rigoureusement surveillé, car les récidives sont toujours à craindre.

Plusieurs de nos cas concernent des malades qui avaient déjà présenté une maladie de Biermer (0bserv. N° 1 et 7, 3 poussées antérieures) (Observ. N° 5 et 9, 1 poussée). Trois d’entre elles ont fait des récidives sous nos yeux malgré le traitement instauré (Observ. N° 1, 3, 9).

Il y a lieu de remarquer que ces malades mettent de la mauvaise volonté à suivre la thérapeutique ordonnée; nous insisterons cependant sur la facilité avec lequel les vieillards font des récidives et sur la brièveté des rémissions malgré l’hépatothérapie. Celle-ci a cependant modifié très favorablement l’évolution de la maladie : plusieurs de nos malades suivies depuis 2 ans n’ont fait aucune récidive; celles chez qui il s’en est produit ont été à nouveau améliorées par le traitement (Observ. N° 1, 7, 4 poussées guéries).

PRONOSTIC : Compte tenu de cette facilité aux récidives particulières aux vieillards, les éléments du pronostic sont les mêmes que chez l’adulte.

Signes cliniques : sont à noter l'importance des troubles de la nutrition et la rapidité de l’évolution.

Signes hématologiques : La crise réticulocytaire permet de juger de leffet du traitement; quand elle manque il faut toujours penser à une thérapeutique: insuffisante.

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L'absence de granulocytes, l'existence de crise mégaloblastique et myélocytique dans le sang, la diminution des polynucléaires et des plaquettes sont d’uu mauvais pronostic; par contre l’éosinophilie et la polyglobulie post-thérapeutique sont favorables.

Myélogramme : La disparition rapide de la mégaloblastose, l'importance de la crise monoblastique, l’éosinophilie sont d’un bon pronostic.

La persistance d’une mégaloblastose permet d’affirmer que le traitement est insuffisant, c’est le cas des malades admises pour récidives.

En définitive, le pronostic dépend de la bonne conduite du traitement, du choix des préparations, de l'intensité des doses; il existe une dose optima pour chaque sujet.

Nous n’avons pas constaté d’hépato-résistance.

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