DIAGNOSTIC
L'importance du diagnostic est capitale, car il conditionne thérapeutique et pronostic.
Il faut toujours penser aux anémies du vieillard étant donné leur fréquence; et toujours pratiquer un examen hématologique complet qui permet d’éviter une erreur de diagnostic avec :
néoplasie ou achylie gastrique simple;
cardiopathie ou athéromatose;
affections hépato-vésiculaires ;
néphrite azotémique;
‘achexie sénile.
Ces affections peuvent dans certains cas, d’ailleurs, provoquer une anémie secondaire grave, ou coexistér avec une anémie cryptogénétique (cholécystite et
Biermer : observ. 3, 5, 9).
DIAGNOSTIC DES DIVERSES FORMES D'ANÉMIES ENTRE ELLES : anémies secondaires, anémies cryptogénétiques.
Il est basé non pas sur le tableau clinique d’anémie, qui est uniforme, mais :
1° sur l'examen complet :
— Recherche d’une cardiopathie.
— Urée sanguine (dosage).
IRRT ee:
— Tubage gastrique (Importance relative en raison de la fréquence de l’achylie chez le vieillard.
— Recherche du sang dans les selles.
— Radiographies en série du tube digestif.
2° sur les signes hématologiques :
— Recherche d’une mégalocytose sanguine.
— Recherche d’une mégaloblastose médullaire.
(Signes qui pour certains auteurs seraient pathogénomoniques de la maladie de Biermer).
Mais ce diagnostic reste difficile et dans bien des cas l'évolution, l'effet thérapeutique contribuent à l’éclaircir.
Le diagnostic de maladie de Biermer est difficile, car les limites exactes de cette maladie sont mal fixés : faut-il y voir une maladie autonome à caractères hématologiques particuliers, réagissant à l’hépatothérapie, sans cause décelable ? Faut-il, au contraire, n’y voir qu'un mode de réaction des organes hématopoïétiques que diverses causes pourraient déterminer, et dont la maladie de Biermer ne serait que la forme cryptogénétique ?
Les coexistences possibles avec une anémie de Biermer, d’affections qui par elles-mêmes sont génératrices d’anémies graves viennent encore compliquer
le problème.
BOYÉ 6
THERAPEUTIQUE