CONCLUSIONS
I. Les anémies graves des vieillards sont fréquentes, elles s’observent plus particulièrement chez la
femme.
II. Elles réalisent des formes secondaires ct des formes cryptogénétiques.
— les anémies secondaires présentent une sympiomatologie banale.
L’'hématologie révèle l’existence d’une deglobulisation moyenne; la valeur globulaire est ou augmentée ou diminuée. Il n’y a jamais de mégalocytose.
Pas de mégaloblastose médullaire.
Elles sont dues à des néoplasies gastriques ou extragastriques, à l’athéromatose, à l’azotémie, dans {a proportion où ces affections se rencontrent chez le vieillard.
Leur étiologie conditionne leur évolution.
-—— Les anémies cryptogénétiques sont encore plus fréquentes (8 cas de maladie de Biermer sur 9).
La symptomatologie de la maladie de Biermer du vieillard est dominée par :
— la latence du début.
— la rapidité de l’évolution.
— l'intensité des troubles digestifs.
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— l'importance des troubles de la nutrition.
— et l’amaigrissëment.
L’anachlorhydrie est constante.
L’hématologie montre une déglobulisation plus ou moins intense. Il y a hyperchromie mégalocytose sanguine et médullaire, mégaloblastose médullaire.
L'évolution est sous l’influence du traitement qui ramène le retour à la normale en 2 ou 3 mois.
Les récidives sont particulièrement à craindre chez le vieillard.
Nous n’avons pas constaté d’anémie maligne intermédiaire, ni d’anémie hypochrome achylique tardive.
II. Le pronostic des anémies secondaires dépend de leur étiologie.
Le pronostic de la maladie de Biermer dépend de l'intensité et de la rigueur du traitement, qui est contrôlé par la crise réticulocytaire, la disparition de la mégaloblastie médullaire. Il relève du traitement
d'entretien qui doit viser à éviter les récidives.
IV. L'importance du diagnostic est grande, étant donné la sanction thérapeutique qu’il peut comporter.
Il faut penser au anémies du vieillard, lorsqu'il y a de la pâleur, toujours pratiquer un examen hématologique.
Le diagnostic différentiel entre anémie secondaire et anémie primitive est difficile. Il est basé sur la recherche d’une étiologie possible, sur les signes hématologiques. La mégaloblastose ne constituant pas pour
RE: rs tous les auteurs un signe pathognomonique de maladie de Biermer, celle-ci peut être due à un néoplasme gastrique; les deux affections peuvent coïn-
cider.
V. L’hépatothérapie est le traitement spécifique de la maladie de Biermer; comme l'adulte, le vieillard y est très sensible; la posologie doit en être plus ou moins élevée selon les sujets, tant en ce qui concerne le traitement d’attaque qu’en ce qui concerne le traitement d’entretien.
L'opothérapie gastrique, les préparations ferriques associées sont très utiles.
La transfusion est nécessaire dans les cas extrêmes.
Vu : Le Président de Thèse, Vu : Le Doyen,
M. VILLARET, M. TIFFENEAU,
Vu et permis d’imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,
G. Roussy.