‹ Contribution à l'étude clinique des encéphalites de la coqueluche: à propos d'une observationChapitre 40 sur 40 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. —— De nombreuses constatations anatomo-pathologiques prouvent qu’au cours de la coqueluche, comme au cours de toutes les autres maladies infectieuses de l’enfance, peuvent s’observer des syndromes neurologiques relevant d’une encéphalite aiguë non suppurée à foyers disséminés.

IT. — Ces complications encéphaliques surviennent au cours de toute coqueluche, quelle que soit l’intensité de celle-ci, mais de préférence cependant au cours des coqueluches graves à quintes fréquentes et répétées.

III. — Elles apparaissent à tout moment de l’évolution de la coqueluche. La période élective coïncide avec la cinquième ou la sixième semaine des quintes.

IV. — Le polymorphisme clinique est considérable. Tous les syndromes neurologiques peuvent être réalisés. Le plus fréquemment on trouve associés : de la somnolence ou du coma, des convulsions, de l’hyperthermie et d’autres symptômes très variables.

V. — Le liquide céphalo-rachidien est habituellement complètement normal, ou ne présente qu’une réaction très faible.

Notre observation se distingue par l’existence d’une très forte réaction de ce liquide céphalo-rachidien (90 éléments à la cellule de NAGEOTTE).

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Nous n’avons trouvé une réaction analogue que dans trois autres cas.

VI. — L'évolution de la maladie est également très variable. La guérison survient approximativement dans la moitié des cas ; mais, parmi ceux-ci la moitié encore est assombrie par des séquelles d’ordre, le plus souvent psychique et fréquemment définitives.

VII. — Les lésions anatomiques ne paraissent pas être spéciales à ces encéphalites coquelucheuses.

On observe, en effet, des lésions soit du type hémorragique, soit de type inflammatoire avec périvascularite soit de type dégératif.

VIII. — Dans l’état actuel des connaissances, il est encore impossible de se prononcer sur la RÉSUÈe des encéphalies coquelucheuses.

L'origine toxi-infectieuse est à peu près universellement admise aux dépens de l’origine mécanique — mais on discute encore sur la nature exacte et le mode d’action de cette toxi-infection.

IX. — Le rôle du terrain paraît être considérable. Presque toujours il s’agit d’enfants très jeunes, âgés de moins de 5 ans, dont le tissu nerveux est fragile. C’est comme modificateurs de ce terrain qu’elles affaiblissent, que les complications broncho-pulmonaires ou autres peuvent jouer un rôle.

Il faut également tenir compte spécialement pour la coqueluche de la vaso-dilatation qui lui est habituelle. La circulation sanguine semble être la voie d’apport de l’agent pathogène.

X. — Aucun virus neurotrope spécifique ou déjà connu n’a pu être isolé.

PR

Des expériences récentes, spécialement effectuées à propos de la coqueluche sont très en faveur des endotoxines microbiennes.

Mais cette origine ne parait pas convenir pour les cas où anatomiquement sont constatées des lésions typiquement inflammatoires.

XI. — En résumé, pour que l’encéphalite puisse se développer, il faut une maladie infectieuse, en l’occurrence la coqueluche, évoluant sur un terrain prédisposé. Aucune affirmation n’est encore possible sur la nature exacte de l’agent pathogène. Des expériences sérieuses sont en faveur d’une endotoxine, mais il faut bien rappeler qu’une même cause peut produire des effets différents et réciproquement.

vus Vu :

Le Doyen, LE PRÉSIDENT DE LA Tuaëèse ROUSSY. NOBECOURT.

Vu et permis d'imprimer :

Le RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE PARIS,

S. CHARLÉTY.

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