‹ Contribution à l'étude clinique des encéphalites de la coqueluche: à propos d'une observationChapitre 8 sur 40 · INFLUENCE DE LA GRAVITÉ DE LA COQUELUCHE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA GRAVITÉ DE LA COQUELUCHE

Les encéphalites se voient de préférence au cours des coqueluches graves, à quintes fréquentes. Mais on insiste beaucoup actuellement sur le fait qu’elles surviennent également dans les formes moyennes ou même dans les formes de très faible intensité que

Ent

H. RocEr désigne sous le nom de coqueluchettes. On admet aussi de façon générale qu’elles peuvent apparaître au cours de coqueluches tout à fait simples sans autre complication; cependant il s’agit plus fréquemment de coqueluches graves et compliquées, principalement d’une affection broncho-pulmonaire ou d’une otite.

Ces complications ne paraissent pas modifier la symptomatologie ou l’évolution de l’encéphalite, mais elles interviennent à coup sûr comme un très important facteur de moindre résistance.

H. GRENET et E. MOURRUT étudiant les convulsions de la coqueluche dans leur ensemble, ont retrouvé une complication broncho-pulmonaire dans 9 observations sur un total de 24. L’otite est encore plus fréquente. Ces mêmes auteurs l’ont trouvée dans 14 autres cas. Ils insistent beaucoup sur sa fréquente latence; à ce propos, ils citent un cas de coquelucheux atteint de convulsions chez lequel l’examen clinique et la paracentèse exploratrice bilatérale n’avaient rien donné. Une ponction de l’antre révèle l’existence d’une double mastoïdite.

De ces facteurs étiologiques généraux, il faut donc retenir surtout :

d’une part, le jeune âge des enfants — presque toujours ils ont moins de 3 ans.

d’autre part, la fréquence des formes graves compliquées.

A ce propos, il nous faut souligner que déjà par ces considérations étiologiques, notre observation se distingue des encéphalites ordinairement décrites

Notre malade était une fillette de 5 ans; son encéphalite a débuté au cours de la 3° semaine des quintes; et, surtout, il s’agissait d’une coqueluche par ailleurs en tous points banale, sans aucune complication.

Il est indispensable, au début de cette étude, d’insister sur l’extrême polymorphisme des encéphalites coquelucheuses.

La classification des différentes formes est rendue particulièrement ardue du fait de la multiplicité des aspects neurologiques réalisés. Presque toujours, il s’agit en effet de lésions diffuses sans localisations précises.

On ne pourra donc qu’esquisser brièvement les principaux aspects des encéphalites coquelucheuses en insistant surtout sur la forme méningée dont nous avons rapporté un cas.

L’aspect de beaucoup le plus fréquent est celui où les convulsions constituent le symptôme dominant.

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