CONCLUSIONS
I. — Il existe une forme de Septicémie Eberthienne constituée uniquement par une fièvre irrégulière, prolongée durant plusieurs mois, sans aucun des symptômes cliniques qui caractérisent habituellement la fièvre typhoïde ; seuls l’hémoculture et le sérodiagnostic permettent de reconnaître l’origine Eberthienne de cette infection prolongée.
IT. — Cette forme diffère à la fois de la dothiénentérie classique, des formes sans ulcérations intestinales à courbe fébrile typique, et des Septicémies Eberthiennes à localisations viscérales tout à fait anormales mais manifestées.
III. — Le pronostic de cette forme particulière s’est montré favorable dans l’observation que nous rapportons. L'étude de l’agglutination a montré l'exactitude du séro-pronostic de M. le Professeur Paul Courmont.
IV. — Le traitement de cette Septicémie à bacilles d'Eberth doit être, les premiers jours, celui de toute
ER
pyrexie, puis celui de la typhoïde. Mais lorsque s’avère l’absence de signes intestinaux, le régime doit
devenir plus substantiel.
V. — Au point de vue hygiénique, il est nécessaire de prendre envers cette Septicémie Eberthienne les mêmes précautions et mesures qu’envers une dothié-
nentérie typique.
Vu : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, LE DOYEN, Paul COURMONT.
JEAN LEPINE.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 19 Décembre 1925.