‹ Contribution à l'étude clinique des formes anormales de septicémie éberthienneChapitre 17 sur 20 · FEES · texte numérisé non relu

FEES

Notre malade a été progressivement alimentée, et les soupes et purées, aliments de transition indispensables, ont fait place. bientôt à un ordinaire plus substantiel, qui a été d’ailleurs fort bien supporté.

Le repos au lit est fort utile, nous semble-t-il, tant que la fièvre est élevée. Il était cependant accepté à grand peine par notre malade.

Au point de vue médicamenteux, utiliser avec prudence, comme nous l'avons déjà dit, les antipyrétiques habituels. Au cas où l’hyperthermie deviendrait inquiétante, la balnéation reste ici, comme dans la typhoïde, le procédé de choix.

Utiliser, au contraire, largement les antiseptiques généraux. On peut essayer des métaux colloïdaux, mais, l’'UROTROPINE, qui a l'avantage d’agir avec élection sur les voies biliaires, réceptacle du bacille d’'Eberth, est l’antiseptique le plus utile, d'autant que, soit ab ore, soit par injection, il peut être continué longtemps sans inconvénients.

Il sera bon également d’user, comme dans la dothiénentérie, des toniques, alcool, adrénaline.

Mais la thérapeutique de choix, dans cette affection, dont la durée traduit probablement une sensibilisation excessive à l’égard du bacille d’'Eberth ou de sa toxine, est logiquement la désensibilisation même de l’organisme par l'AUTO-VACCINATION.

Il ne nous a pas été possible, malheureusement, d’expérimenter ce traitement, les cultures n’ayant pas été conservées, et plusieurs hémocultures ultérieures pratiquées dans la suite à cette intention, étant restées stériles.

Re

Il est un autre point sur lequel il nous paraît utile, en terminant, d'attirer l’attention :

En présence d’une Septicémie Eberthienne il est nécessaire de prendre les mêmes précautions hygiéniques qu’en présence d’une thyphoïde classique.

Le malade est en effet presque aussi dangereux qu’un typhique avéré. Il peut, comme ce dernier,

éliminer par ses excreta d'énormes quantités de bacilles d’'Eberth. Il faudra donc :

1° Pratiquer une DÉSINFECTION SOIGNÉE EN COURS DE MALADIE (stérilisation des linges, des déjections, précautions minutieuses pour l’entourage).

2° Pratiquer également une DÉSINFECTION COMPLÈTE

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