I. La maladie de Parkinson est une névrose
C’est l’opinion la plus ancienne et celle qu'admettent encore la plupart des auteurs.
IT. La maladie de Parkinson n’est pas une névrose :
A. Ce n’est pas une entité morbide mais un syndrome dont les différents phénomènes peuvent se rencontrer ou ne pas se rencontrer chez le mème malade suivant que les altérations portent à la fois sur le système musculaire (rigidité). Sur le système pyramidal (tremblement) sur le système vaso-moteur (troubles vasomoteurs) ou sur l’un d’entre eux seulement. |
Teissier de Lyon (1). Th. Vincent (2).
B. La maladie de Parkinson reconnaît pour cause des lésions du système nerveux.
a) Spécialisées avec un siège fixe (probablement protubérantiel (Borgherini) (3). (
b) Non spécialisées. (Lésions diffuses de sénilité, Demange (4), Dubief (5).
(4) Teissier, Lyon médical, 1888.
(2) Vincent, Th. Lyon, 1887.
(3) Borgherini, Riy. Sp’ de Frenet, 1889 et 1891. (4) Demange, Rey. méd., 1882.
(5) Dubief, Th. Paris, 1887,
C. La maladie de Parkinson est une myopathie, P. Blocq (1), (rabriel Gauthier (2).
A propos de cette dernière théorie il convient de rapporter quelques points nouveaux.
M. le D. Paul Blocq, ainsi que nous l’avons vu, avait émis dans sa thèse l'opinion que la rigidité parkinsonnienne une était sous la dépendance d’altérations de la fibre musculaire. Il a poursuivi dans cette direction des recherches qui le portent à admettre que la maladie de Parkinson est une affection myopathique. M. Blocq a bien voulu me communiquer quelques-unes des-conclusions du mémoire qu’il va incessamment. publier sur ce sujet en collaboration avec M. J. Onanoff. « Il existerait selon ces auteurs dans tous les cas qu’ils ont examinés, une lésion très particulière portant sur le protoplasma différencié de la fibre musculaire. Lorsque cette lésion est très accusée, la fibre musculaire apparaît, sur les coupes transversales, creusée de cavités de dimensions variables, comme faites à l'emporte-pièce.
La constance et la spécificité relative de cette altération, en même temps que l’analogie qu’elle offre avec cette autre maladie musculaire ; la maladie de Thomsen, permettraient de lui attribuer la pathogénie de la maladie de Parkinson.
Diverses explorations cliniques entreprises à ce point de vue montrent qu'il s’agit bien d’une modification de la tonicité musculaire, et les deux états corrélatifs anatomiquement et physiologiquement permettent d'interpréter tous les symptômes de la maladie ».
Je ne puis ni ne veux discuter la valeur de cette opinion, mais
je tenais à la signaler en remerciant M. Blocq de me l'avoir communiquée.
(1) P. Blocq, Loc. cit.
(2) Gabriel Gauthier, Lyon médical, 1888.