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kystes infectés à contenu butyreux épais. Les radiogra-
phies ne donnaient pas de résultat positif, ce qui n’est
pas étonnant du reste, puisqu’ainsi que nous l'avons
dit, le kyste n’est véritablement net à la radiographie que lorsqu'il n’est pas infecté.
Mais, l'on avait, pour étayer son diagnostic, une évolution lente et indolore, l’absence de phénomènes inflammatoires, de réaction à distance, et surtout une crépitation parcheminée si nette ii le kyste paraissait
évident.
L'intervention eut lieu, et dans les 3 cas, surprit un.
peu le chirurgien, qui, au lieu de trouver une cavité
kystique, trouva de véritables tumeurs, dont l’ablation fut alors largement pratiquée.
Les préparations histologiques, que nous pouvons
publier avec l’aimable autorisation de MM. Sebileau et
Lemaître, à qui nous les devons, montrèrent que ces tumeurs n'avaient des kystes paradentaires que l'aspect clinique. |
En effet, l’une d’elles (n°1) est un véritable Sarcome à myéloplaxes, l’autre (n° 2 et2 bes),un sarcome ostéoïde et enfin la troisième (n° 3 et 34ës) un fibrome ossifiant des plus nets.
MM. Sebileau et Lemaitre, qui présentèrent ces cas l’an passé (1913) à la Société de stomatologie ‘ont beaucoup insisté sur ces faux kystes dentaires, dont il faut bien connaître l'existence, car leur ablation, et surtout leur pronostic dépendent de cette notion. |
Ce sont en effet des tumeurs malignes, récidivantes,
et d’un pronostic très sérieux: l’une d’elles, revue en
Le 70° =—
mai 1914, malgré la large opération pratiquée il y a 3 ans, est en pleine récidive, et sera réopérée prochainement. se
Un autre cas vient d’être vu dans le service (juin 1914), et opéré. Mèmes caractères que les précédents. Même difficulté de diagnostic. Mais, se souvenant des 3 cas précédemment cités, M. Sebileau pensa à une. tumeur sarcomateuse, et l’histologie vient de nous prouver qu'il avait raison. |
Lorsque le kyste paradentaire suppure, nous avons
3 diagnostics à éliminer:
Séquestre. :
Abcès.
Sinusite primitive.
Séquestre.— En dehors des antécédents du malade, qui peuvent donner déjà une indication utile, le sé- : questre est facile à diagnostiquer : il détermine une suppuration sanieuse, accompagnée de phénomènes inflammatoires très marqués au niveau des gencives qui sont tuméfiées, et présentent des clapiers purulents très nets. Si l’on explore les trajets fistuleux au stylet, on bute toujours en un point sur de l'os dénudé, et le doigt le moins exercé sent, au raclage, que c’est un os
spongieux, irrégulier, parfois mobile.
Abcès simple. — L’abcès consécutif à une pulporadiculite, suivie de périostite, se distingue aisément du kyste dentaire. Il s’est produit rapidement, au milieu de phénomènes douloureux, fluxionnaires,
accompagnant ce que l’on appelle «la rage de dents ».
Enfin, l'extraction ou les soins dentaires en amènent
rapidement la guérison, alors qu’ils n’influent en rien sur l’évolution du kyste dentaire.
Sinusite primitive. — Le diagnostic est ici plus délicat. Ainsi que nous l’avons vu, en effet, un kyste à racine intrasinusale peut parfaitement donner tous les symptômes caractéristiques d'une sinusite aiguë, lorsque, après une lente évolution indolore, il vient à s’infecter.
Le diagnostic ne pourra être fait dans ces cas, que par les symptômes extériorisés, à savoir, une tumeur douée de crépitation PAPAS RIRE et la présence d’une. fistule donnant issue à du liquide kystique. La radiographie, montrant une raréfaction des trabécules osseux, enfin l'éclairage du sinus (diaphanoscopie) pourront nous rendre-le diagnostic possible, surtout lorsque le kyste est peu infecté.
Dans ce cas, en effet, si l’on place, en chambre noire, une lampe à éclairage de sinus dans la bouche du malade, et qu’on la lui fasse fermer, on constate, du côté où se trouve le kyste, une tache claire, circulaire il semble que la lampe soit immédiatement sous les téguments.
Mais ce symptôme ne se trouve guère que chez les femmes ou les enfants, à os transparents.
Chez l’homme adulte, il est plus difficile à trouver, d’autant plus que la présence du pus, obscurcissant la zone lumineuse, compense l’usure de la table osseuse,
au point de vue de sa transparence.
Enfin, nous possédons un cas très rare, pour lequel le diagnostic ne fut fait qu’à l’opération, et qui à ce seul titre mérite d’être cité.
marne XXVI (Service de M. P. Sesizeau).
Mme Chas.… Marie, 37 ans, ménagère, opérée le 10 février par M. le Dr Lemaître. : : |
La malade entre à l'hôpital pour fistule sous-malaire persistante.
D'une bonne santé générale, la, malade, qui a 4 enfants, a depuis longtemps une très mauvaise dentition.
Elle eut fréquemment des « rages de dents »; mais aucune n'avait amené de complications, quand, au mois d'août dernier, apparurent de violentes douleurs sous-orbitaires, accompagnées de fluxion volumineuse de la joue gauche.
En même temps, sensibilité exagérée de la racine de la deuxième prémolaire supérieure gauche.
La malade ne fit aucun traitement et au bout d'une douzaine de jours, environ, la fluxion et la douleur avaient disparu.
Presque de suite après ces premiers accidents, en survinrent d’autres, exactement semblables, mais accompagnés, cette fois, de l'ouverture d'un abcès dans le sillon gingivo-jugal, au niveau de la deuxième prémolaire supérieure gauche.
L'écoulement de pus par la fistule buccale amena une diminution passagère des douleurs, mais, au bout de 8 jours, recrudescence nouvelle des phénomènes inflammatoires et apparition d’une petite collection sous-malaire qui à son tour se: fistulisa.
Aujourd’hui, on remarque sous le bord inférieur du malaire une dépression bourgeonnante et suintante. Tout autour, les téguments ont conservé leur coloration et leur mobilité normales.
Pas de douleur à la pression. Le cathétérisme du trajet fistuleux nous conduit dans le sinus.
Du côté des dents, absence de la deuxième prémolaire et de la dent dé 6 ans.
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Sinus gauche opaque.
On fait le diagnostic d’ostéite du malaire d'origine dentaire |
ayant amené une perforation secondaire du sinus.
OPÉRATION. — Anesthésie chloroformique.
Incision dans le sillon gingivo-jugal. Rugination. |
On tombe sur un os malade et aminci, qui cède sous la rugine. Mise à nu d'une cavité remplie de pus verdâtre et fétide, Cette cavité communique en haut, avec l'extérieur, par la fistule sous-malaire.
On résèque la paroi antérieure, et on constate que la cavité est tapissée d'une poche. |
On en pratique l'ablation totale. Tout autour, les parois osseuses sont amincies et usées. Le sinus semble refoulé en haut sous la paroi orbitaire.
En dedans, on est entraîné à mettre à nu la muqueuse de jé
fosse nasale qui est infectée.
Dans la profondeur, on trouve une artère qui donne à un point tel qu'on se demande si ce n'est pas la maxillaire interne. Arrêt de l’hémorragie par tamponnement. | Curettage du trajet et du bord de la Faiies Mèche ektogan.
L'observation simple de ce cas montre à quel point on peut méconnaître le kyste dentaire, auquel on devra néanmoins toujours penser dans tous les cas de tumeur ou de suppuration de la face ou de la région mandibu-
laire.