‹ Contribution à l'Étude Clinique des Kystes ParadentairesChapitre 26 sur 28 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Les kystes paradentaires sont une affection extrêmement fréquente, surtout à la mâchoire su périeure. 100 cas de la mâchoire supérieure, 7 cas de la mâchoire inférieure dans les observations de M. Sebileau.

»° Ils ont été surtout étudiés au point de vue histogénique, et l’on à PER décrit leur histoire purement clinique.

‘ 3t'Au point do vue clinique le kyste paradentaire peut être fort difficile à diagnostiquer.

Il évolue avec des modalités variant suivant la dent qui le porte, et suivant la forme anatomique de cette dent.

a) La racine courte de l’incisive centrale supérieure supporte un kyste à prédominance antérieure.

b) La racine longue de la même incisive, supporte un kyste à prédominance nasale.

ce) L’incisive latérale supérieure, dont le kyste peut évoluer comme celui de l’incisive centrale, évolue souvent vers la voûte palatine, et c’est la seule dent à pré-

senter cette anomalie, que nous décrivons.sous le nom

Foa8t re

de « tuméfaction palatine persistante ». Il nous semble

que cette anomalie permet d’incriminer les scissures :

embryonnaires de la région.

d) La racine de la canine supporte des Kate à évolütion rapidement visible, par suite de Ja déformation faciale qu’ils provoquent.

e) Les racines des prémolaires, avec la racine palatine des grosses molaires, supportent les kystes à prédominance sinusale. ARE F

Ce sont elles qui présentent le kyste intrasinusal d'emblée.

On peut avoir dans ce cas, comme seul symptôme, un écoulement nasal anormal.

f) Les kystes développés au niveau de la mâchoire inférieure sont rares.

9) Les kystes de la mâchoire inférieure sont généra-

lement très volumineux.

h) Il existe de petits kystes se fistulisant en avant de la symphyse mentonnière, auxquels on devra toujours penser au cas où les incisives inférieures ne présentent pas de carie.

4° Au point de vue du diagnostic, on basera ce dernier sur:

a) La crépitation parcheminée.

b) La constatation de l’existence du liquide kÿstique, qu'il soit ou non purulent. |

c) La radiographie, qui montre une raréfaction des trabécules osseux. ve |

d) La translumination intrabuccale, qui ne rendra

réellement de services que dans les cas non infectés.

In

k STATE | Ac

| e) La OP faite au cours d’une première opéra-

tion, et qui pourra indiquer la nécessité d’une Speras tion plus large.

Re 5°. Le seul traitement rationnel est le traitement

chirurgical.

UNS CA sera oo UEe pratiqué :

ï a) Sous anesthésie générale.

b) Toujours par voie intrabuccale etincision dans le. sillon gingivo-jugal. |

c) On pourra conserver la dent malade, mais à COndition de pratiquer la résection apicale, entre l'insertion de la poche kystique et le collet de la dent; et à condition également de faire obturer préalablement ou avant cicatrisation complète, le canal de la racine. | ee Le kyste dentaire ainsi traité est une affection : bénigne, non récidivante, et non mutilante.

Vu :

; ; Le Président de Thèse, QUÉNU.

Vu:

Le Doyen,

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