CHAPITRE HI
Que conclure et que déduire de notre travail au point de vue pratique.
Le plus souvent, dirons-nous, c’est à la période de déclin de la maladie que l'organe est le plus gravement frappé, que c'est par conséquent à cette période que le diagnostic différentiel entre le croup et la laryngite rubéolique grave devra être fait, que c'est encore à ce moment qu'il est le plus difficile à faire, si l’on songe que maintenant le petit malade, jeune le plus souvent, très débile par suite, est déjà épuisé par une rougeole dont les autres complications, les complications pulmonaires surtout, rendent encore moins nets les caractères cliniques qui servent de base au diagnostic.
ni v a des cas, il faut bien le reconnaître, où la ressemblance est tellement frappante que le praticien Le plus expérimeuté est exposé à s’y tromper, L'examen de la gorge est négatif, il n'y a pas d’adénopathie sous-maxillaire, et le petit malade est menacé d’asphyxie. On a dès lors beaucoup de tendance à diagnostiquer croup d'emblée.
Or, qu'arrive-t-il dans ce cas? A la campagne, il y à moins à craindre pour la vie du petit malade et pour ses voisins. Mais à l'hôpital, n'y a-t1l pas à redouter que l’on fasse passer l'enfant aux pavillons d'isolement? S'il n’est atteint que de laryngite grave, 1l pourra contracter la diphthérie, plongé dans un milieu très redoutable où sa mu-